Comment devenir assistant audioprothésiste ?

Dans un article précédent, nous avons exploré en détail le métier d’audioprothésiste, mettant en lumière son rôle crucial dans le diagnostic et le traitement des troubles auditifs. Cette fois-ci, nous nous concentrons sur le rôle complémentaire mais tout aussi important de l’assistant audioprothésiste. Plongeons-nous au cœur de ce métier passionnant jouant un rôle essentiel dans le soutien administratif, technique et relationnel au sein de l’équipe audiologique.

Pourquoi devenir assistant audioprothésiste ?

Faire carrière en tant qu’assistant audioprothésiste offre une opportunité unique d’avoir un impact direct sur la qualité de vie des patients. En aidant les personnes souffrant de troubles auditifs à retrouver leur capacité auditive grâce à des appareils adaptés, vous contribuez à améliorer leur bien-être quotidien et leurs relations sociales. L’assistant audioprothésiste est un professionnel polyvalent capable de gérer des aspects relationnels avec les patients (rassurer, conseiller, orienter) et d’assurer le fonctionnement de leurs appareils auditifs (entretenir, nettoyer, contrôler).

En tant qu’assistants audioprothésistes, nos professionnels participent autant à l’amélioration de la santé de nos patients que nos audioprothésistes Diplômé d’État.

Quelles sont les missions d’un assistant audioprothésiste ?

Accompagnement du patient et gestion des appareils auditifs :

  • Accueil et accompagnement des patients : recevoir les patients, prendre leurs informations médicales, les rassurer (si besoin) et les préparer pour leurs examens auditifs.
  • Maintenance des équipements : aider à entretenir et les appareils auditifs et fournir les accessoires et les produits nécessaires pour assurer leur bon fonctionnement.
  • Préparation des appareils auditifs : participer à la préparation des appareils auditifs avant le rendez-vous d’adaptation assuré par l’audioprothésiste.
  • Accompagnement et conseils : fournir des informations et des conseils aux patients sur l’utilisation et l’entretien des appareils auditifs.

L’administratif :

  • Gestion des rendez-vous : planifier les rendez-vous des patients en fonction des disponibilités de l’audioprothésiste, en tenant compte des urgences et des besoins spécifiques.
  • Tenue des dossiers médicaux : assurer la mise à jour et l’organisation des dossiers médicaux des patients, en veillant à leur confidentialité et à leur exactitude.
  • Facturation des aides auditives : préparer les documents de facturation pour les appareils auditifs (prises en charge, tiers-payant…) et répondre aux questions des patients concernant les coûts et les remboursements.
  • Gestion des stocks : assurer le suivi et le réapprovisionnement des fournitures et des équipements audiologiques nécessaires au bon fonctionnement du cabinet telles que des aides auditives.

L’assistant audioprothésiste travaille en étroite collaboration avec l’audioprothésiste

  • La bonne relation entre l’assistant audioprothésiste et l’audioprothésiste est fondamentale pour assurer des soins auditifs efficaces et complets. Cette collaboration renforce la qualité des soins prodigués et offre aux patients une expérience plus intégrée et rassurante lors de leurs visites en centre auditif.
  • L’assistant audioprothésiste soutient activement l’audioprothésiste dans de nombreuses facettes de son travail. En libérant l’audioprothésiste des tâches non cliniques mais essentielles, l’assistant permet à ce dernier de se concentrer pleinement sur l’évaluation des troubles auditifs, la recommandation d’appareils adaptés et la prestation de soins personnalisés.

Quelles formations et quels diplômes pour devenir assistant audioprothésiste ?

Pour devenir assistant audioprothésiste, il n’est pas nécessaire de suivre un parcours de formation spécialisé !

Chez Acoustique Wernert nos assistantes audioprothésistes viennent parfois de domaines tout à fait différents de l’audiologie. Cependant, afin d’obtenir les compétences nécessaires à l’exercice de ce métier et pour offrir à nos patients un accompagnement optimum, toutes nos assistantes audioprothésistes ont passé et obtenu une formation d’assistant audioprothésiste à l’école Sup’Audio de Lyon.

Cette formation délivre des connaissances de l’anatomie de l’oreille, des bases sur le traitement de signal et les aides auditives, ainsi que des cours sur tout ce qui concerne l’administratif.

Il existe aussi un certificat d’université (CU) de technicien audioprothétique à la faculté de pharmacie de l’université de Montpellier pouvant offrir une formation complète pour devenir assistant audioprothésiste.

Une formation de commerce ou vente peut également être apprécié par les centres auditifs étant donné l’importance de la relation “client”, mais vous l’aurez compris celle-ci n’est pas obligatoire.

Les qualités et compétences requises pour être assistant audioprothésiste

Pour devenir assistant audioprothésiste, vous aurez besoin d’obtenir un certain nombre de compétences telles que :

  • Aisance relationnelle
  • Capacité à travailler avec des équipements techniques
  • Maîtrise de l’outil informatique
  • Sensibilité, patience et empathie envers les patients
  • Précision et attention aux détails
  • Compréhension des concepts auditifs et des dispositifs utilisés
  • Capacité d’apprentissage continue

Être assistant audioprothésiste chez Acoustique Wernert

Pour devenir assistant audioprothésiste chez Acoustique Wernert, vous pouvez nous contacter. Nous vous accompagnerons pour vous positionner au cœur d’un réseau dynamique où l’excellence des soins auditifs et le développement professionnel sont des priorités. En tant qu’assistant audioprothésiste, vous jouerez un rôle crucial dans le soutien aux audioprothésistes, en veillant à ce que chaque patient bénéficie d’un service personnalisé et de haute qualité.

Vous collaborerez étroitement avec nos audioprothésistes Diplômés d’État pour assurer le bon déroulement des consultations, tout en fournissant un soutien administratif essentiel.

Notre culture d’entreprise repose sur le management collaboratif, où chacun apporte sa contribution pour offrir une qualité de service exceptionnelle à nos patients. En tant qu’assistant audioprothésiste, vous bénéficierez d’un environnement propice à l’apprentissage continu et à l’évolution professionnelle puisque chez Acoustique Wernert, nous investissons dans la formation continue.

Si vous souhaitez en savoir plus sur les opportunités disponibles chez Acoustique Wernert ou si vous envisagez de rejoindre notre réseau, n’hésitez pas à nous contacter.

Nettoyage de son appareil auditif : guide pratique et conseil d’entretien.

Le nettoyage des oreilles est très important pour conserver une bonne santé auditive. Cependant, il ne faut pas oublier que les appareils auditifs ont aussi besoin d’être nettoyés. Après avoir évoqué les bonnes pratiques et les dangers provenant d’un mauvais nettoyage des oreilles, découvrez pourquoi et comment nettoyer son appareil auditif afin de conserver ses performances optimales.

Pourquoi faire un nettoyage de son appareil auditif ?

Cérumen, poussières et impuretés en tout genre peuvent obstruer les composants essentiels de vos appareils auditifs tels que les microphones et les écouteurs. Ces accumulations de saleté ont un impact significatif sur ses performances. Cette détérioration conduit avec le temps à une diminution de la clarté sonore et affecte la capacité de l’appareil à amplifier les sons, compromettant ainsi votre expérience auditive.

Négliger le nettoyage de son appareil : un danger pour sa santé

Au-delà des conséquences sur l’aspect technique, le nettoyage de votre appareil auditif est indispensable à la préservation de votre santé. L’accumulation de toutes formes de saleté peut entraîner l’apparition d’infections de l’oreille. Les bactéries présentes dans ces impuretés favorisent la survenue d’irritations, de démangeaisons et même dans certains cas de complications plus sérieuses. En effet, des oreilles propres combinées à un appareil auditif bien nettoyé contribuent à une expérience auditive complète.

Comment effectuer un nettoyage de son appareil auditif ?

De façon générale, nos audioprothésistes vous recommandent de faire un nettoyage quotidien en brossant l’extrémité de l’embout (à sec) pour enlever toutes les saletés et passer une lingette désinfectante sur l’embout 1 fois par semaine. En complément, nous demandons à nos patients de venir au sein d’un centre auditif Acoustique Wernert tous les 3 mois, pour que notre équipe effectue un nettoyage plus complet (changement des filtres, nettoyage des grilles micros…). Ce passage vous permet également d’obtenir des conseils sur les solutions nettoyantes adaptées à vos besoins.

Cependant, nous avons conscience des singularités de chaque patient. Le nettoyage d’un appareil auditif ne sera pas le même pour tous. Certaines personnes produisent par exemple davantage de cérumen que d’autres. Nous conseillons donc nos patients au cas par cas, afin de leur proposer un rythme de nettoyage et une solution nettoyante adaptés à leurs besoins. Retenez, qu’en moyenne, il faut effectuer un nettoyage plus poussé 1 fois par semaine, mais qu’il faut réaliser un brossage quotidien.

Quel produit utiliser pour le nettoyage votre appareil auditif ?

Chaque nettoyage est spécifique selon la forme de l’appareil, leur filtre et la capacité du patient à les changer lui-même. En ce sens, voici les différents types de solutions pour réaliser un nettoyage de votre appareil auditif :

  • Lingette imbibée de produit désinfectant,
  • Spray nettoyant muni d’une brosse,
  • Pastille effervescente,
  • Capsule anti-humidité,
  • Spray haute pression.

Les étapes et les règles à respecter pour optimiser le nettoyage de son appareil auditif.

D’abord, il est indispensable de vous nettoyer soigneusement les mains avant de toucher votre appareil auditif. Dans le cas contraire, vous risquez de transférer de nouvelles impuretés sur votre dispositif. Assurez-vous que l’environnement dans lequel vous allez faire ce nettoyage soit bien propre. Ensuite, utilisez les produits que nos experts vous auront recommandés et faites les bons gestes. Par exemple, pour l’utilisation de produits de type spray nettoyant, nous vous conseillons de ne jamais appliquer directement le produit sur vos appareils auditifs mais sur une brosse ou un chiffon par exemple.

Attention, il est important de ne jamais utiliser des objets pointus ou n’importe quel autre outil non destiné au nettoyage. De même, il est primordial de ne jamais mettre les parties électroniques d’un appareil auditif en contact avec de l’eau ou le placer dans un environnement humide ! Ces contacts nuiraient grandement aux composants électroniques présents dans ce dernier. Cela pourrait les abîmer de façon irréversible. Seuls les dispositifs ultra-étanches, tels que ceux destinés aux activités nautiques supportent ces environnements.

Une fois que vous l’avez nettoyé, veillez à ce que tous les composants soient bien secs avant de le remettre en place. Suivre ces étapes avec rigueur garantira un nettoyage complet et efficace, préservant ainsi la qualité de votre audition.

Après le nettoyage, place à l’entretien de l’appareil auditif

Si vous avez un appareil auditif à pile, il est nécessaire d’anticiper leurs changements. Une fois de plus, la fréquence du changement dépend de votre appareil. Pour donner un ordre d’idée, elles doivent être changées toutes les 4 à 10 jours en fonction de leur taille. Concernant les dispositifs rechargeables, ils doivent être placés dans leur boite de chargement chaque soir.

N’hésitez pas à venir à notre rencontre dans l’un de nos centres auditifs afin que nous déterminions ensemble vos besoins et que nous puissions faire un contrôle de vos aides auditives.

Stress et perte auditive : une liaison dangereuse

La venue progressive de la surdité, qu’elle soit partielle ou totale, chez enfants, adultes ou personnes âgées, a bien entendu des conséquences négatives sur la vie courante. Le stress en est une, et non des moindres. La perte auditive engendre du stress de plusieurs manières, sur le plan tant émotionnel que social. Sans oublier bien sûr la fatigue directement liée à l’anxiété. Voyons les impacts de la surdité sur le stress et, bien sûr, les moyen d’y remédier.
Au-delà de la perte pure de l’audition, la surdité impacte profondément la vie des personnes en souffrant. Et le stress fait partie des conséquences fâcheuses aux lourdes conséquences sur la santé en général.

D’où provient le stress lié à la surdité ?

Avant d’entrer dans le vif du sujet, attardons-nous pour mieux comprendre le stress en lui-même.

Qu’est-ce que le stress ?

L’être humain est en constant échange avec son monde environnant. Et de nos cinq principaux sens, l’ouïe est aux premières loges.
Lorsqu’une perte d’audition survient, le cerveau réagit en activant le système nerveux sympathique, déclenchant ainsi une série de réactions physiologiques, hormonales et émotionnelles. Le stress est une réaction naturelle devant une situation perçue comme menaçante, dangereuse ou difficile à gérer. Il peut être positif, voire bénéfique dans certaines occasions : sport, accident, situation dangereuse, etc. Néanmoins, il n’en est pas moins handicapant au quotidien, surtout sur le long terme si sa source est une déficience d’un des sens.
La perte, notamment progressive, de l’audition fait monter le niveau général de stress, d’anxiété, de peur, et ce pour plusieurs raisons.

Pourquoi la surdité engendre-t-elle du stress ?

Les conséquences de la baisse de l’audition sont nombreuses et chacune génère un terrain favorable au stress.

Difficultés de communication

Bien évidemment, la première conséquence de la surdité est la difficulté à entendre et comprendre les paroles non seulement dans les moments intimes avec les proches mais aussi dans des environnements bruyants.
Les interactions tant sociales que professionnelles en sont impactées.
Les enfants, de leur côté, auront du mal à comprendre les demandes des enseignants. Les répercussions sur l’apprentissage et le développement mais aussi les interactions sociales vont engendrer des problèmes qui auraient pu être évités.
Au final, pour les enfants et les adultes : frustrations, malentendus, sentiment d’isolement, les conséquences sur la vie quotidienne engendrent un stress insidieux mais bien présent et surtout problématique sur le long terme.

Incapacités à participer pleinement à la vie sociale

Les personnes sourdes peuvent se sentir exclues et incapables de participer pleinement à des activités sociales, familiales ou professionnelles en raison de ces difficultés de communication. Ce manque entraîne un sentiment de frustration, d’impuissance et de perte de contrôle sur sa vie. Mais aussi des conflits relationnels, des malentendus, des erreurs d’appréciation. Enfin, la personne atteinte de surdité, même mineure, est dans l’incapacité de vivre pleinement le partage de bons moments avec son entourage.
Cette exclusion sociale est bien sûr source d’angoisse, d’incompréhension, d’anxiété.

Baisse de l’estime de soi

Les personnes sourdes éprouvent parfois des sentiments d’infériorité ou d’insuffisance en raison de leur problèmes d’audition. Ce sentiment sera exacerbé par des expériences de discrimination ou de marginalisation, ce qui entraînera du stress et une baisse de l’estime de soi.
Insécurité et surdité
La perte de l’ouïe va de pair avec un risque sur la sécurité. Au quotidien, les bruits dits d’alerte ne sont plus aussi forts ou deviennent indistincts de l’environnement sonore : alarmes, bruits de circulation, portes qui claquent, etc. Notre cerveau est en perpétuelle alerte, or s’il analyse même inconsciemment un manque de stimuli externes, il augmente le sentiment d’urgence, de crainte.

Les impacts du stress sur la santé

Véritable « maladie du siècle », le stress est responsable de nombreux soucis de santé mentale, psychique et physique. Le stress déclenche une série de réactions physiologiques dans le corps, telles qu’une augmentation du rythme cardiaque, de la tension artérielle, de la respiration et de la transpiration.
Le stress peut également provoquer une gamme d’émotions, telles que l’anxiété, la frustration, la colère, la tristesse ou même la panique.
S’il s’installe dans la durée, comme lors de la perte auditive, et devient chronique, le stress chez certains personnes entraîne des soucis de sommeil (eux aussi problématiques pour la santé), des maladies cardio-vasculaires, des troubles mentaux, des infections virales ou cutanées, des soucis de digestion, des troubles dermatologiques, etc.
Vous le voyez, la liste est longue des impacts négatifs du stress sur la santé, et par rebonds de la perte de l’ouïe.

Aller plus loin : le stress peut-il engendrer la surdité ?

Vu que la perte de l’audition peut engendrer un stress problématique, on peut logiquement se demander si l’inverse n’est pas vrai. Est-ce qu’un environnement stressant peut rendre sourd ?
Bien évidemment, le premier lien qui vient à l’idée est le lieu de travail très bruyant. Donc inconfortable et n’installant pas, loin s’en faut, une certains tranquillité. D’ailleurs, des mesures de protection de l’audition doivent être installées dans ce cas.
Un coup de fusil ou une explosion de pneu, bref un bruit très fort, violent et très court, est en soi un stress énorme qui peut avoir des impacts physiques sur l’oreille interne.
Le stress chronique provoque souvent une tension musculaire, y compris dans les muscles du cou et de la mâchoire. Cette tension affecte la circulation sanguine vers l’oreille interne, responsable de la transmission des signaux sonores au cerveau. Cette diminution de la tension artérielle dans l’appareil auditif est aussi présente lors de troubles cardio-vasculaires venant d’une vie stressante.
Le stress est également lié à des troubles mentaux tels que l’anxiété et la dépression, qui peuvent avoir un impact sur la perception auditive et la capacité à se concentrer sur les sons.
Il est important de noter que la perte auditive est causée par divers facteurs, tels que le vieillissement, l’exposition au bruit, les infections de l’oreille, les traumatismes crâniens, les problèmes génétiques, etc. Le stress peut aggraver certains de ces facteurs et avoir un impact négatif sur la santé auditive. Par conséquent, la gestion du stress pourra jouer un rôle important dans la préservation de l’audition et le maintien d’une bonne santé auditive globale.

La solution ? Rencontrer un de nos spécialistes de l’audition

Si vous vous sentez irritable, fatigué, contrarié par votre entourage,
Si vous trouvez que votre enfant à un retard du développement du langage, est souvent en colère, agressif, s’isole souvent,
Si un proche devient de plus en plus irascible sans raison avec le temps,
Il est temps de prendre rendez-vous dans un de nos centres d’audiologie du groupe Wernert.
Nos professionnels de l’audition sont à votre disposition pour :

  • analyser votre audition
    Un premier bilan gratuit permettra à nos professionnels de l’audition de réaliser rapidement une analyse de votre ouïe. Après des questions sur votre état de santé général et d’éventuelles gênes auditives perçues, nos spécialistes procéderont à l’otoscopie : l’auscultation de vos oreilles et conduits auditifs. Ensuite, direction la pièce insonorisée pour procéder à une audiométrie tonale et vocale : un test des différentes fréquences pour mieux détecter d’éventuelles anomalies auditives.
    Le bilan auditif dure à peu près une demi-heure.
  • trouver la bonne solution
    Si problème il y a, vous serez entre de bonne mains. Nos audioprothésistes font partie d’un groupe indépendant non affilié à une marque. Ils sauront, suivant vos soucis d’audition, et vos besoins particuliers comme des envies esthétiques par exemple, vous orienter vers une solution efficace et qui vous convient : appareils intra-auriculaires, contours d’oreille, options qui répondent à vos habitudes et vos besoins, etc.

Vous aurez un mois d’essai gratuit, avec des rendez-vous réguliers, pour vous acclimater à votre appareil auditif.
Surtout, n’attendez pas pour prendre rendez-vous : on estime qu’en France, en moyenne, 6 millions de personnes sont malentendantes, et seulement un tiers sont équipées d’une prothèse auditive. Enfin, notre expérience est sans appel : la grande majorité des personnes qui font confiance à nos audio-prothésistes regrettent finalement de ne pas les avoir rencontrés plus tôt !

Appareils auditifs et sports nautiques : les bonnes pratiques

Les audio-prothèses sont des petites merveilles de technologie. Elles embarquent de plus en plus des composants électroniques de qualité, permettant de retrouver une ouïe parfaite. Seul hic : comme tout appareil sophistiqué, leur talon d’Achille est l’eau sous toutes ses formes (y compris la simple humidité ambiante). Mais ce n’est pas une raison pour se priver des joies des sports aquatiques ou simplement des bains en mer, piscine ou rivière. Voici les bons gestes pour éviter d’endommager votre prothèse auditive.
Le port de prothèses auditives implique certains gestes quotidiens pour éviter des soucis ou des accidents (voir notre page « les bons gestes »). Nos professionnels de l’audition ont créé un « parcours client » pour que la période d’adaptation soit la plus courte possible. Et pour répondre aux besoins particuliers de nos clients de tout âge.

Eau et appareils auditifs : une problématique qui coule de source

Or, beaucoup se posent, à juste titre, des questions sur la pratique de sports nautiques, ou d’activités autour de l’eau, et le port d’appareils auditifs.
Il serait dommage de ne pas oser s’occuper d’une perte d’ouïe à cause de ce type d’interrogations.
Cet article rassurera donc sportifs et amateurs de nage, de ski nautique, de surf, de padlde, ou de farniente sur la plage : oui, des solutions existent.

Appareils auditifs Vs humidité : un combat perdu d’avance ?

Dans la vie de tous les jours, surtout au printemps, en été ou dans certains milieux professionnels, les appareils auditifs sont en contact avec l’humidité de la peau. Y compris bien sûr dans la salle de bains.
Ces contacts sont à éviter le plus possible, ou du moins à préparer avec minutie.

En cas de contact plus ou moins prolongé avec l’eau (y compris la sueur donc), les conséquences sont les suivantes :

  • Risque de dommages : les appareils auditifs contiennent des composants électroniques sensibles qui peuvent être endommagés par l’humidité. L’eau peut pénétrer à l’intérieur de l’appareil auditif et provoquer des court-circuits ou des dysfonctionnements.
  • Réduction de la durée de vie : l’exposition à l’humidité, même légère, réduit la durée de vie des appareils auditifs en provoquant une corrosion des composants internes. Cela peut entraîner une détérioration prématurée de l’appareil et la nécessité de le remplacer plus fréquemment.
  • Altération de la qualité du son : l’humidité peut affecter la qualité du son produit par les appareils auditifs (distorsions sonores, bruits parasites ou une diminution de la clarté sonore), autant de soucis impactant l’écoute et la compréhension.
  • Problèmes de confort : une trop forte humidité à l’intérieur des appareils auditifs non seulement provoque une sensation de moiteur gênante et inconfortable mais aussi favorise la croissance de bactéries ou de moisissures, entraînant des irritations de l’oreille.
  • Surcoûts de réparation : les réparations ou le remplacement des composants électroniques endommagés nécessitent l’intervention d’un professionnel, voire le changement de la prothèse auditive, et, bien sûr, entraînent des frais supplémentaires.

Les personnes pratiquant des activités nautiques ont ainsi raison de se poser des questions sur les bons gestes pour préserver leurs appareils.

Les bons gestes pour pratiquer des activités nautiques sans soucis

Bien évidemment, le « geste qui sauve » les appareils auditifs consiste juste à les enlever avant de nager ou pratiquer un sport nautique. Comme lors de la douche ou du bain.
Nos appareils auditifs sont tous munis au minimum d’une boîte de rangement étanche. Les professionnels Wernert de l’audition vous orienteront si besoin vers des appareils de séchage spéciaux.
De même, ils pourront vous proposer si besoin des dispositifs de protection des oreilles pendant les activités aquatiques, voire des outils de protection des appareils si vous ne pouvez pas les enlever.

Des appareils auditifs « étanches »

Soucieux des soucis d’humidité, les fabricants de prothèses auditives intègrent de plus en plus des protections anti-humidité. Les contours d’oreilles, les grilles des micros, les coques sont désormais traités pour combattre l’humidité. Cependant, ces protections ne peuvent rivaliser avec une immersion dans l’eau.
Le monde des appareils auditifs est toujours à la pointe de la technologie, ainsi certains fabricants proposent des solutions waterproof. Ces dispositifs sont étanches et offrent une protection efficace contre l’eau tout en permettant une communication et une audition adéquates.
Cette solution est idéale pour les sportifs ou les personnes ayant des activités nautiques régulières.
Notre groupe d’audioprothésistes est indépendant, cette volonté nous permet de choisir sur l’ensemble des marques celle qui vous convient le mieux, y compris pour la gestion de l’humidité.

Aller plus loin : que faire si mon appareil auditif a pris l’eau ?

Personne n’est à l’abri d’un incident provoquant l’immersion de la prothèse auditive, ou tout simplement un oubli de les enlever avant le bain.
En premier lieu, vous devez enlever la pile de l’appareil et essayer de le sécher, soit dans une boîte de séchage livrée avec la prothèse, soit au minimum avec ce que vous avez sous la main : serviette, radiateur, sèche-cheveux, etc.
Bien évidemment, vous devez rapidement ramener vos prothèses dans un de nos centres auditifs. Nous sommes équipés d’appareils spéciaux de séchage et d’aspiration de l’eau.
Et le suivi personnalisé de nos clients est pensé pour répondre aux urgences le plus rapidement possible.
En résumé, il est important de prendre des précautions appropriées lors de l’utilisation d’appareils auditifs pendant les sports aquatiques pour éviter tout dommage potentiel. Retirer les appareils auditifs avant de s’engager dans des activités aquatiques et utiliser des dispositifs de protection auditifs étanches aident à protéger les appareils auditifs et assurent une expérience confortable et sûre.

Comment devenir audioprothésiste ?

Si aller chez le dentiste lorsque l’on a mal aux dents paraît une évidence pour tout le monde, se faire contrôler ou même poser un appareil auditif est une autre paire de manches. Pourtant, le métier d’audioprothésiste est indispensable à la bonne santé des millions de Français souffrant de troubles auditifs. Découvrez les rouages et les enjeux de ce métier qui nous passionne.

Pourquoi devenir audioprothésiste ?

Si vous avez un intérêt marqué pour la santé auditive et le désir d’accompagner autrui, devenir audioprothésiste peut être une orientation professionnelle intéressante.

En tant qu’audioprothésiste, nous sommes des professionnels appartenant au paramédical. Nous réalisons des tests et des bilans auditifs, aussi appelés audiogrammes, afin d’évaluer l’audition du patient. À la suite de cet examen, nous recommandons des solutions personnalisées pour corriger les troubles auditifs identifiés. Bien qu’ils soient généralement diagnostiqués chez les personnes les plus âgées, les problèmes auditifs touchent tous les groupes d’âge.

Mais notre rôle d’audioprothésiste ne s’arrête pas là ! Nous tenons à effectuer un suivi régulier, afin d’assurer la réussite de l’appareillage. Il s’agit d’une étape importante, qui bouleverse la vie des personnes souffrant de troubles auditifs. Devenir audioprothésiste, c’est aussi savoir nouer une relation de confiance pour pouvoir les rassurer.

Ainsi, une grande partie du métier consiste à faire de la pédagogie. Il faut pouvoir rassurer, informer et sensibiliser le patient sur les objectifs, les bénéfices et l’ensemble des enjeux qui existent lors de la pose d’un appareil auditif. Pour devenir audioprothésiste, il est nécessaire d’être patient et bienveillant afin de faciliter leur parcours de soin.

Devenir audioprothésiste nécessite une collaboration avec les médecins ORLs

Devenir audioprothésiste exige de travailler avec les ORLs : effectivement les patients ont besoin d’obtenir une ordonnance pour que l’on puisse commencer l’essai d’un appareil auditif. Les ORLs sont spécialisés dans les problèmes liés à l’oreille, au nez et à la gorge et jouent un rôle essentiel en diagnostiquant les troubles auditifs, en identifiant les pathologies présentes, et en prescrivant les traitements médicaux nécessaires. Une fois le diagnostic établi, les ORL orientent leurs patients vers l’audioprothésiste pour la sélection, l’ajustement et la pose d’appareils auditifs adaptés. Cependant, il est également possible que les patients viennent une première fois faire un test de leur audition dans un de nos centres avant toute visite chez un ORL.

Quelles études et quel diplôme pour devenir audioprothésiste ?

Devenir audioprothésiste nécessite d’être titulaire du diplôme d’État (DE) d’audioprothésiste. Aujourd’hui en France, il existe 10 écoles délivrant un diplôme d’audioprothésiste. Pour devenir audioprothésiste, il faut réaliser 3 ans d’études. Pour intégrer une école il est nécessaire d’avoir soit un bac général avec des options scientifiques, soit un bac technologique tel que le bac ST2S. Par la suite, il faut s’inscrire sur Parcoursup, puisque ces écoles sont publiques et sont soit rattachées à une université, une faculté de médecine ou une UFR des sciences. Une fois le diplôme d’État obtenu, il est possible de compléter sa formation avec un diplôme d’université ou un diplôme interuniversitaire (DIU) permettant d’approfondir ses connaissances.

Chaque année, comme toutes les filières de santé, le Ministère fixe le nombre de places en 1ère année d’études préparatoires. Pour l’année 2023-2024, ce nombre est égal à 321 places disponibles.

Devenir audioprothésiste chez Acoustique Wernert

L’audioprothésiste est un professionnel de santé qui peut soit exercer en tant que salarié dans les centres spécialisés dans l’appareillage ou dans la rééducation de l’audition, soit travaillé au sein des hôpitaux.

Après quelques années d’expérience en audioprothèse et l’acquisition de solides connaissances, il est également possible comme nous le faisons chez Acoustique Wernert, d’être responsable de votre propre laboratoire dans les départements 42, 43, et 69.

Devenir audioprothésiste chez Acoustique Wernert permet d’étendre vos compétences professionnelles et entrepreneuriales. Vous aurez l’opportunité, en compagnie d’une assistante, de développer en toute indépendance votre propre patientèle. La force de notre réseau est qu’il est à taille humaine et que notre culture d’entreprise repose sur le management collaboratif. Ainsi, en cas de besoin, vous avez une trentaine de collaborateurs sur qui compter.

Notre ambition est claire, nous souhaitons proposer une qualité de soins toujours optimale et pour cela, nous effectuons régulièrement des formations pour affiner nos compétences. Nous sommes toujours informés des dernières technologies, ce qui nous permet d’obtenir et de travailler quotidiennement avec du matériel à la pointe de la technologie.

En fin de compte, devenir audioprothésiste offre la possibilité d’exercer un métier très polyvalent, d’améliorer la vie de milliers de patients tout en construisant une carrière enrichissante. Nous ne pouvons que vous recommander de faire l’expérience de l’indépendance entourée d’audioprothésistes passionnés comme vous.

Si vous souhaitez rejoindre notre réseau, contactez-nous !

L’appareillage auditif infantile : Infos pratiques sur la réalisation d’un test auditif à la naissance et les démarches à suivre.

Tout comme les adultes, il est nécessaire de diagnostiquer de façon précoce l’existence de troubles auditifs, afin d’agir rapidement sur leurs conséquences. Pour cela, depuis 2014, un test auditif est proposé dès la naissance.

La réalisation d’un test auditif à la naissance et l’appareillage auditif infantile peuvent susciter des interrogations, mais soyez assurés que ces dispositifs médicaux sont conçus avec une attention particulière pour le bien-être de votre tout-petit. L’appareillage s’adapte parfaitement à la morphologie de votre enfant, et est très confortable à porter.

Comment se passe le test auditif à la naissance ?

Aussi appelé dépistage auditif néonatal, le test auditif réalisé après la naissance vous sera proposé puis pratiqué avec votre accord. Il est réalisé par l’équipe soignante du service ORL lors de votre séjour à la maternité. Ce test auditif ne nécessite ni anesthésie, ni médicament, il est rapide et bien sûr sans douleur pour l’enfant. Ce test auditif effectué après la naissance est réalisé dans un moment de calme où l’enfant ne pleure pas. Si le bébé est trop agité, il sera alors nécessaire de recommencer avant la sortie de la maternité.

Il consiste à faire entendre à votre nourrisson des sons doux comparables à des voix chuchotées. Cela peut être réalisé soit par l’utilisation d’une sonde équipée d’embouts doux, posée dans l’oreille, ou d’une oreillette. Les réponses du bébé sont enregistrées et nous permettent d’évaluer sa capacité auditive.

Après un test auditif réalisé après la naissance, que faut-il faire ?

Les résultats du test auditif réalisé après la naissance indiqueront s’il existe des troubles auditifs. Cependant, ce test ne permet pas de faire un réel diagnostic. Il s’agit simplement d’un premier test d’orientation, permettant de réaliser un bilan plus complet dans le cas où les résultats démontrent une perte auditive.

Si le test n’a pas enregistré de réponses de l’enfant aux stimulations sonores, nous pourrons le réaliser une deuxième fois pour vérifier les résultats.

Si celui-ci indique à nouveau que l’oreille ne répond pas aux stimulations sonores, alors il n’y a plus de doute et il sera nécessaire de réaliser un bilan plus approfondi avec un ORL.

Le test auditif pratiqué après la naissance a révélé des troubles auditifs, quel est le suivi ?

Si le test auditif réalisé à la naissance indique des troubles auditifs, alors votre ORL pourra vous accompagner dans leur traitement. Rassurez-vous, malgré la présence d’un test révélant un dysfonctionnement auditif, il peut s’agir simplement d’une immaturité de la capacité d’écoute ou d’un problème de bouchon d’oreille.

Dans tous les cas, votre ORL vous préconisera de réaliser à nouveau un test auditif 1 mois après la naissance. Étant donné la difficulté de savoir si un enfant entend ou non, différents tests pourront être réalisés durant plusieurs mois pour obtenir un diagnostic précis.

Quel suivi systématique existe-t-il chez les enfants ayant ou non obtenu un test auditif positif ou négatif après la naissance ?

De façon générale lors de votre retour au sein de votre foyer, nous vous conseillons d’observer les réactions de votre bébé aux sons, que ce soit des bruits de portes, des réponses à la voix, des bruits de pas…

Vous aurez également des visites à faire chez votre médecin pédiatrique durant lesquelles l’audition de votre enfant sera contrôlée (à 4 mois et 9 mois).

Vous devrez également surveiller le langage de votre enfant lorsqu’il s’approchera de ses 1 an. Vérifiez ses réponses verbales et non-verbales dès l’évocation de son nom ou lors d’un appel.

Le test auditif réalisé quelques mois après la naissance confirme la présence de troubles : à partir de quel âge appareiller mon enfant ?

L’appareillage auditif peut débuter très tôt, parfois seulement quelques mois après la naissance. La durée des tests dépend du cas individuel, mais une fois le besoin d’appareillage confirmé, le choix de l’appareil se fait en collaboration avec l’audioprothésiste et l’ORL. L’appareillage peut nécessiter des ajustements réguliers pour s’adapter à la croissance de l’enfant.

Comment se déroule l’appareillage ?

Pascal Rialhon, audioprothésiste Diplômé d’Etat et référent pédiatrique chez Acoustique Wernert, reçoit les enfants au centre de l’Avenue de la Libération à Saint-Etienne. Il réalise un suivi important et nécessaire à la réussite de l’appareillage des enfants. Pascal explique que pour un appareillage réussi, il est nécessaire que celui-ci soit parfait dès le premier essai pour que l’enfant ne refuse pas de porter ses aides auditives pour cause d’inconfort auditif. Découvrez notre article complémentaire pour en savoir plus sur l’accompagnement des enfants ayant des troubles auditifs.

Lors des 3 ou 4 rendez-vous, Pascal réalise avec précision le réglage des appareils auditifs des enfants pour que les sons ne soient ni trop forts, ni trop faibles.

Quel appareil auditif choisir ?

Notre audioprothésiste DE recommande le port d’aides auditives avec des contours d’oreilles. Ce type d’appareil composé d’embout en silicone ne procure aucune gêne et protège les enfants des douleurs ressenties durant les chocs tels que les chutes, les coups de ballon dans la cour de récréation…

Cependant, lorsque l’enfant possède des troubles auditifs plus sévères, les ORL recommandent le recours à un implant cochléaire. Pascal est également régleur d’implant cochléaire au CHU de Saint-Etienne et réalise le paramétrage de ces appareils plus spécifiques, en vous accompagnant dans la démarche de soin de votre enfant.

Si un test auditif réalisé à la naissance indique que votre enfant a besoin d’un appareillage, n’hésitez pas à nous contacter.

La surdité mixte : une combinaison de deux surdités

La surdité mixte est l’un des 3 grands types de surdité que l’on retrouve chez les patients qui présentent des troubles auditifs. La surdité mixte est en fait le résultat de deux surdités : la surdité de perception et la surdité de transmission.

Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Nos audioprothésistes Diplômés d’État vous expliquent dans cet article les spécificités de ce type de surdité !

Qu’est-ce que la surdité mixte ?

La surdité mixte est le résultat de l’association entre la surdité de perception et la surdité de transmission. Concrètement, les personnes qui en souffrent présentent des atteintes de l’oreille externe ou moyenne ET de l’oreille interne.

La surdité mixte entraîne donc une mauvaise transmission des sons au niveau de l’oreille externe ou moyenne et une altération de la qualité des sons perçus dans l’oreille interne. Sur ce type de surdité, les fréquences sonores de tout le spectre sonore ne sont pas perçues par le patient.

Elle n’est pas spécifique à une typologie de personne. Elle dépend de facteurs multiples rencontrés dans la surdité de perception et de transmission.

Qu’est-ce que la surdité de perception ?

La surdité de perception est caractérisée par la présence de troubles intervenant dans l’oreille interne (cochlée). Elle est corrigée généralement par des appareils auditifs de type “contour” ou “intra”.

Qu’est-ce que la surdité de transmission ?

La surdité mixte est également causée par la surdité de transmission. Il s’agit ici de tous les troubles se situant au niveau de l’oreille externe (pavillon ou conduit auditif externe) ou moyenne (osselet, caisse du tympan). Nous évoquons souvent cette partie de l’oreille comme étant sa mécanique. Nous soignons cette surdité à l’aide d’appareil auditif, mais surtout (selon les cas), nous proposons le port de vibrateur ou encore d’implant osseux.

Quelles sont les causes qui peuvent entraîner la surdité mixte ?

La surdité mixte trouve ses causes dans la surdité de perception, telles que :

  • Les malformations de l’oreille interne
  • La surdité congénitale ou génétique
  • Les médicaments
  • La presbyacousie (vieillissement normal de l’oreille interne)

La surdité mixte comprend aussi d’autres facteurs liés à la surdité de transmission comme :

  • Les bouchons de cérumen
  • Les fluides dans l’oreille moyenne
  • Les infections de l’oreille externe ou moyenne
  • Les perforations du tympan
  • Les malformations de l’oreille externe et moyenne
  • L’otospongiose (maladie des os de l’oreille moyenne)
  • Le cholestéatome (tumeur bénigne causée par la présence de peau dans la cavité de l’oreille moyenne)
  • Les otites (inflammation ou infection du conduit auditif ou de l’oreille moyenne)
  • Les traumatismes crâniens

L’étude des symptômes présents lors du diagnostic permet d’identifier des troubles qui, une fois regroupés, indiquent la présence d’une surdité mixte.

Comment diagnostiquer la surdité mixte ?

Dans tous les cas, il est nécessaire de réaliser une batterie d’examens de l’oreille et de l’audition, afin de repérer toutes les origines possibles de cette surdité. Nos experts audioprothésistes Diplômés d’Etat réalisent différents examens et notamment des tests audiométriques.

L’audiométrie tonale :

Cet examen consiste à évaluer le seuil auditif selon plusieurs fréquences sonores, allant de 250 à 8 000 Hz. Nous cherchons ici à observer les deux voies conduisant le son : la voie osseuse et la voie aérienne.

  • La voie aérienne correspond à la transmission du son de l’oreille externe jusqu’à l’oreille moyenne (+ tympan et osselets) : l’audioprothésiste pose un casque sur les oreilles du patient et débute l’examen en envoyant des sons à fréquences aiguës et termine par l’envoi de fréquences graves. Lorsque les sons sont perçus par le patient, il le signalera en levant la main ou en pressant un bouton.
  • La conduction osseuse correspond à la conduction du son de l’os temporal jusqu’à la cochlée, sans passer par la voie dite naturelle : la même méthode que la précédente est utilisée pour cet examen, sauf qu’à la place du casque, un vibrateur est placé par l’audioprothésiste sur l’os de la mastoïde (os proche de l’oreille).

 

Le diagramme ci-dessus présente des courbes d’audition “normales” selon les âges.

Références :

  • De 0 à 20 dB, l’audition est considérée comme normale. On distingue 5 degrés de surdité :
  • De 20 à 40 dB : surdité légère
  • De 40 à 70 dB : surdité moyenne
  • De 70 à 90 dB : surdité sévère
  • De 90 à 120 dB : surdité profonde

Une surdité mixte est diagnostiquée, si les résultats de ce test montrent une courbe de conduit aérienne et osseuse basse, mais avec un écart notable.

L’audiométrie vocale :

Nous réalisons également un examen d’audiométrie vocale, afin d’évaluer la capacité du patient à comprendre la parole. Pour cet examen, le patient doit répéter des suites de mots et les répéter. Ce test vient affirmer ou infirmer les résultats qui ont été repérés lors de l’audiométrie tonale.

Ces deux examens nous permettent d’identifier la présence d’une surdité mixte et de faire des recommandations de traitement, en collaboration avec le médecin ORL.

Quels sont les traitements possibles de la surdité mixte ?

Après diagnostic et selon les cas, la surdité mixte peut être traitée par une intervention chirurgicale ou médicale. Cette décision appartient au médecin ORL qui étudie la pertinence d’une opération selon la gravité de la perte auditive.

Un appareil auditif peut aussi être préconisé selon les cas. Il peut s’agir d’un appareil auditif particulier comme le BAHA ou d’un appareil plus classique si la perte n’est pas trop importante.

Si vous pensez souffrir de troubles auditifs, n’hésitez pas et rejoignez un de nos centres Acoustique Wernert pour réaliser gratuitement un test auditif.

Nos experts audioprothésistes Diplômé d’Etat, réaliseront un premier diagnostic de votre santé auditive et vous indiqueront les démarches à suivre.

L’implant auditif, une solution alternative à l’appareil auditif conventionnel.

Découvrez l’interview de Pascal Rialhon, audioprothésiste DE chez Acoustique Wernert, spécialiste pédiatrique et régleur d’implant cochléaire au CHU de Saint-Etienne. Il vous explique ce qu’est un implant auditif, ces différentes catégories, à quel âge peut-on en bénéficier, le parcours de soin associés etc.

Bonjour Pascal, pouvez-vous nous dire ce qu’est un implant auditif ?

Les implants auditifs sont des dispositifs permettant de fournir un son clair aux personnes souffrant de troubles auditifs. Ils viennent remplacer les appareils auditifs conventionnels, lorsque ceux-ci ne suffisent pas ou lorsque des contre-indications imposent une solution alternative. Il y a besoin, de façon quasi systématique, d’une chirurgie, pratiquée par un médecin ORL spécialisé.

Quelles sont les différentes catégories d’implant auditif ?

L’implant auditif a plusieurs façons de fonctionner, pour cela, nous distinguons 4 catégories :

1 – L’implant auditif à ancrage osseux :

La 1ère étape consiste à fixer une des deux parties du dispositif dans l’os de la mastoïde (os situé derrière l’oreille). Une fois l’implant mis en place, l’os va venir se reformer sur la partie que le chirurgien aura fixée (ostéo-intégration).

La 2ᵉ étape consiste à adapter, au travers de la peau (en cas de pose de pilier par le chirurgien) ou sur la peau (dans le cas d’un système aimanté) la partie électronique du dispositif qui permettra l’amplification sur-mesure. Cet implant auditif fonctionne grâce à la transmission des vibrations par « conduction osseuse », envoyées directement à l’oreille interne.

2 – L’implant d’oreille moyenne :

Ce dispositif intervient lorsqu’un patient souffre d’une surdité de perception ou de surdité mixte (résultat d’une association entre la surdité de perception et la surdité de transmission). Cet implant auditif nécessite aussi une intervention chirurgicale, puisque la partie « interne » doit être posé sous la peau au niveau de la mastoïde et le système de transmission de la vibration au niveau de la chaîne ossiculaire). La partie externe (offrant l’amplification sur-mesure attendue) viendra s’aimanter sur la partie interne, afin de permettre la transmission des sons à l’oreille interne. L’ORL pourra proposer cette solution en cas de contre-indications à l’appareillage conventionnel.

La recherche tant à faire de cet implant auditif peu courant, un système totalement implantable. Autrement dit, l’objectif est d’avoir l’ensemble du dispositif sous la peau pour gagner en discrétion mais cela peut induire, à l’heure actuelle, des problèmes de captation des sons.

3 – L’implant cochléaire :

Cet implant auditif est préconisé lorsqu’un patient souffre de surdité de perception sévère à profonde. La décision d’implanter ce type de dispositif est toujours précédée de l’utilisation d’un appareil auditif conventionnel. Cet implant auditif est suggéré si un patient obtient des résultats en audiométrie vocale inférieurs à 60 % de compréhension à voix normale (60 dB), avec un appareil auditif dernière génération. L’implant cochléaire a pour objectif de « remplacer » les cellules ciliées de l’oreille interne qui ne font plus leur travail correctement. En venant stimuler directement le nerf auditif grâce à une stimulation électrique. L’implant cochléaire permet, après une rééducation auditive importante, d’espérer une meilleure récupération que les aides auditives conventionnelles.

4 – L’implant auditif du tronc cérébral :

Peu répandu, cet implant a pour objectif de venir stimuler « électriquement » une zone rétrocohléaire (derrière la cochlée) : le tronc cérébral. Les résultats sont bien plus aléatoires que pour l’implant cochléaire et il s’adresse qu’à de rare cas de malformation du nerf auditif, par exemple.

À partir de quel âge peut-on porter un implant auditif ?

Même s’il est difficile de déterminer si un tout petit entend correctement, lorsque l’on détecte un dysfonctionnement auditif, un diagnostic précoce permet de prendre des décisions d’appareillage auditif puis d’implantation rapide.

En règle générale, un enfant peut disposer d’un implant auditif dès 9 mois. Cependant, au sein du CHU de Saint-Etienne, nous appareillons les enfants plutôt lorsque la marche est acquise, soit vers l’âge de 12 mois. Le chirurgien choisit souvent d’opérer une oreille après l’autre, afin de pas perturber le système vestibulaire des enfants.

En revanche, il n’y a pas d’âge limite pour avoir un implant auditif, du moment que la capacité cognitive du patient est suffisante et qu’une rééducation est envisageable auprès d’un orthophoniste.

Quel est le parcours de soin à suivre pour disposer d’un implant auditif ?

Nous recommandons de toujours consulter un ORL en premier lieu, afin de réaliser les premiers tests et voir si l’utilisation d’un appareil auditif peut corriger les troubles auditifs ou s’il faut vraiment envisager un implant. Dans tous les cas, en tant qu’audioprothésistes, nous redirigeons nos patients vers les médecins ORL compétents au moindre doute. Ils prendront la décision de poser un implant auditif, lorsque les appareils auditifs ne fournissent pas les résultats que nous attendons.

Lorsque l’utilisation d’un implant auditif est envisagée, comment se déroule la prise en charge ?

Au CHU de Saint-Étienne, le patient va être pris en charge dans un centre spécialisé où il va être entouré d’une équipe pluridisciplinaire composée d’ORL, de chirurgiens, d’orthophonistes, de régleurs d’implants et de psychologues.

Une fois l’implant auditif posé, il y a un temps de cicatrisation nécessaire d’1 mois environ avant l’activation de la partie interne proprement dit. Dès lors commence une rééducation entre 12 à 18 mois avec un orthophoniste ainsi que l’ajustement du réglage du processeur.

L’implant auditif n’est pas une solution magique, il est nécessaire d’entraîner à nouveau le cerveau à entendre.

Pourquoi une psychologue intervient-elle dans la pose d’un implant auditif ?

Le psychologue va analyser l’historique des troubles auditifs ainsi que sur le vécu de cette surdité. Il va aider le patient à travailler sur ses motivations, ses peurs et ses attentes. Ces éléments interviennent dans la rééducation et déterminent la réussite de la correction des troubles.

Merci Pascal, d’avoir répondu à nos questions sur l’implant auditif, avez-vous un mot pour la fin ?

J’aimerais insister comme je le fais au sein de nos centres Acoustique Wernert, sur le fait que l’implant auditif n’est pas une solution miracle et que son efficacité dépendra de plusieurs facteurs mais aussi de la motivation des patients. Ce dispositif permet d’apporter une meilleure audition, mais il est nécessaire d’accompagner le cerveau dans sa rééducation. Les séances d’orthophonistes sont indispensables et permettront réellement d’optimiser l’écoute des sons et la compréhension de la parole. En tant que régleur d’implant auditif, j’insiste toujours sur le fait que le cerveau n’est pas touché par les implants et qu’il n’y a aucun risque pour celui-ci. Il ne faut donc pas avoir peur de sauter le pas.

Si vos appareils auditifs ne répondent pas à vos attentes, n’hésitez pas à nous consulter. Notre équipe d’expert vous accompagnera afin de déterminer si l’implant auditif peut être une solution envisageable.

Appareil auditif et cerveau, quelle relation existe entre eux ?

L’appareil auditif et le cerveau permettent ensemble d’assurer une bonne gestion de l’environnement lorsqu’il existe une déficience cognitive, mais pas que ! Lorsqu’une perte auditive survient, il est nécessaire que le cerveau ait une activité cognitive suffisante, par le biais de stimulations de l’environnement, afin de ne pas favoriser l’apparition de pathologies plus graves.

Quel lien existe entre le cerveau et les oreilles ?

Le cerveau est l’organe qui reçoit et décrypte les informations provenant du corps et de l’environnement, afin de renvoyer les bons messages. Il échange continuellement des signaux avec les oreilles puisque l’ouïe est une fonction nous permettant de recevoir les ondes qui seront ensuite transmises au cerveau pour la compréhension. En effet, par exemple, si nous sommes capables de savoir d’où proviennent les sons, c’est grâce au fait que ces informations sont traitées par le cerveau.

Dans le cas d’une déficience auditive, les sons envoyés par les oreilles ne sont pas transmis correctement au cerveau, qui ne peut donc pas les interpréter, mais ce n’est pas tout : cette déficience affecte la cognition et peut engendrer un déclin cognitif voir l’apparition d’une démence.

Comment l’appareil auditif soutient le fonctionnement du cerveau ?

Lorsqu’il existe une déficience, l’appareil auditif est un dispositif qui permet également de soulager la charge cognitive du cerveau et de réduire les risques de fatigue, puisque celui-ci n’a plus besoin de faire un effort pour interpréter les informations qu’il reçoit. Des études ont démontré que l’appareil auditif permet de maintenir une bonne activité cérébrale et de ralentir les pertes cognitives liées à l’âge. En effet, en étant davantage stimulé, le cerveau maintient une bonne forme générale et notamment une bonne mémoire auditive.

Isolement social et déficience auditive

Si elle n’est pas prise en charge par un appareil auditif, la déficience telle que la presbyacousie par exemple, peut favoriser l’apparition d’isolement social, de dépression et donc l’installation d’un déclin cognitif.

Pour bien comprendre, si l’on veut maintenir une bonne activité cérébrale, il est nécessaire d’obtenir de l’environnement toute la richesse d’informations qu’il peut délivrer. Lorsqu’un dysfonctionnement auditif intervient, certains patients arrivent à le détecter, mais pour d’autres, son installation est plutôt silencieuse. Dans les deux cas, son apparition va engendrer des changements dans leur communication, notamment avec les autres.

Effectivement, lors d’une conversation, le patient non appareillé atteint d’une déficience auditive ne va pas réussir à suivre correctement une discussion. Il se peut qu’il fasse répéter une ou deux fois son interlocuteur, mais au bout de la troisième demande, il risque de ne pas la réitérer et donc de ne plus suivre du tout la conversation. Cette situation n’est ni anodine, ni exceptionnelle pour ces patients et les amènent s’isoler… En effet, ils vont rester chez eux, ne plus voir leurs amis et ne plus sortir faire leurs activités. Ces situations ont pour conséquence de favoriser un environnement plus pauvre d’informations et donc l’apparition d’un déclin cognitif.

Une prise en charge précoce obligatoire

Nos experts vous conseillent grandement de consulter dès l’apparition des premiers signes de perte auditive. En effet, la prise en charge tardive peut amener des difficultés pour compenser la perte, mais aussi cela peut être difficile de réactiver certaines parties du cerveau spécialisées dans le traitement des sons.

Il est donc nécessaire de réaliser un test auditif dès que vous constatez des signes d’une déficience, afin de protéger votre audition et les fonctions cognitives du cerveau. N’oubliez pas que l’appareil auditif et le cerveau sont étroitement liés et vous protègent au-delà de votre ouïe.

Pour en apprendre davantage sur les relations entre l’appareil auditif et le cerveau, surveillez nos prochaines sorties podcast, pour ne pas louper l’épisode de notre audioprothésiste Pascal et du docteur Roy !

En attendant, si vous avez besoin de réaliser un test auditif gratuit, n’hésitez pas à nous contacter. Notre équipe sera ravie de vous accompagner dans ce processus en vous apportant plus d’informations !

Le nettoyage des oreilles : dangers et bonnes pratiques.

Le nettoyage des oreilles doit être pratiqué avec une attention particulière, puisque les oreilles sont des organes très sensibles. En 2017, une étude américaine a révélé qu’entre les années 1990 et 2010 aux Etats-Unis, l’utilisation des cotons-tiges auraient notamment envoyé aux urgences 260 000 enfants. Pour éviter cela, nos experts vous conseillent l’utilisation de différentes méthodes plus adaptées, favorisant une bonne santé auditive.

Quels sont les bons gestes à adopter pour le nettoyage des oreilles ?

Le nettoyage des oreilles sous la douche

Les audioprothésistes DE de chez Acoustique Wernert recommandent grandement de réaliser un nettoyage des oreilles lors de votre douche. En utilisant simplement le pommeau de douche et éventuellement d’un peu de savon, vous éliminerez efficacement les saletés ainsi que le cérumen et le sébum. Lorsque vous avez fini de vous laver, n’oubliez pas de sécher vos oreilles à l’aide d’une serviette ou d’un mouchoir.

Précautions !

Le séchage après la douche est obligatoire, car, dans le cas contraire, vous ferez courir des risques pour votre santé auditif. Voici quelques complications possibles :

  • Otite externe : il s’agit d’une infection causée par de l’eau stagnante créant un environnement humide qui favorise la croissance de bactéries. Cette dernière provoque des démangeaisons et des irritations très inconfortables.
  • Otite moyenne : si de l’eau reste coincée derrière le tympan, elle peut causer une inflammation et donc une infection.
  • L’otite du baigneur (cas particulier) : lorsque les oreilles restent trop longtemps au contact de l’eau, elle peut ramollir la peau du conduit auditif et rendre l’oreille plus vulnérable aux infections.

Le nettoyage des oreilles à l’aide d’un cure-oreille

Si vous n’êtes pas convaincu par l’utilisation d’un pommeau de douche pour le nettoyage de vos oreilles, nos audioprothésistes DE vous recommandent d’utiliser des cure-oreilles. C’est un outil efficace et beaucoup plus sécurisé. Il vous permet de retirer l’excès de cérumen placé à l’intérieur de votre conduit auditif, en évitant de le pousser près de votre tympan.

Attention, même si cette solution est plus adaptée que les cotons-tiges par exemple, faites preuves de vigilance en évitant les gestes brusques et évitez d’aller trop loin dans votre conduit auditif au risque de vous blesser. Vous pourrez les acheter dans les pharmacies ou dans les magasins bio.

Quand faut-il effectuer un nettoyage des oreilles ?

Le nettoyage des oreilles peut être un geste quotidien si vous utilisez la méthode du pommeau de douche. Concernant le cure-oreille, vous pouvez l’utiliser 1 à 2 fois par semaine. Cependant, chacun d’entre nous est différent, ce qui veut dire que nous ne produisons pas les mêmes quantités de cérumen. Il est possible que selon votre production de cérumen, vous ayez besoin de réaliser davantage de nettoyage de vos oreilles.

Quelle conséquence peut avoir un nettoyage des oreilles trop fréquent ?

Le cérumen est une substance nécessaire, car elle protège le conduit auditif en capturant la poussière, les particules de débris ou encore les cellules mortes de la peau. Elle lubrifie la peau en empêchant les irritations et les démangeaisons. Le nettoyage trop fréquent des oreilles, risque de causer l’absence totalement de cérumen et favorise ainsi l’augmentation du risque d’infections.

Pourquoi faut-il stopper l’utilisation des cotons-tiges : une pratique dangereuse ancrée dans les mœurs

Les audioprothésistes d’Acoustique Wernet déconseillent vivement l’utilisation de cotons-tiges pour le nettoyage des oreilles, car c’est une pratique contreproductive et surtout dangereuse. En effet, si vous pensez avoir nettoyé correctement vos oreilles lorsque vous retirer le coton-tige et que vous remarquez des dépôts de cérumen, il n’en est rien. Vous avez effectivement récupéré du cérumen MAIS, votre action a eu pour effet de le pousser tout près de votre tympan, ce qui est justement à éviter, car cela peut avoir pour conséquence la création de bouchons.

Ces bouchons peuvent obstruer le canal auditif et provoquer une diminution de la capacité auditive (surdité de transmission). Cette surdité causée par un bouchon d’oreille, ne doit pas être confondue avec une défaillance pathologique de l’audition, ou un dysfonctionnement d’un appareil auditif pour les personnes qui en ont l’usage.

Mais la formation de bouchon d’oreille n’est pas le seul problème. L’utilisation de cet accessoire peut provoquer des blessures graves au tympan. Dès l’apparition d’un bouchon ou de la moindre douleur, n’hésitez pas à consulter un ORL.

Une étude révèle des cas graves de blessures causées par les cotons-tiges

En 2017, le journal de la pédiatrie a publié une étude qui révèle que les cotons-tiges ont envoyé chaque année 260 000 enfants aux urgences, entre les années 1990 et 2010. Des chercheurs ont réalisé cette étude en étudiant les cas de blessures d’une centaine d’hôpitaux. Ils ajoutent que les enfants ne sont pas les seuls blessés et qu’ils y auraient certainement bien plus de cas, non identifié. Les raisons de ces consultations sont assez graves, car on y retrouve des sensations de gêne, des saignements et des douleurs aux oreilles. Une étude qui démontre que l’utilisation de cotons-tiges pour le nettoyage des oreilles est à bannir.

Si vous souhaitez avoir plus d’informations concernant le nettoyage des oreilles et les spécificités qui peuvent intervenir lors du port d’un appareil auditif, n’hésitez pas à nous contacter !