Comment convaincre un proche de faire un bilan auditif

Parler de problèmes de santé avec un proche est souvent une démarche délicate. Lorsqu’il s’agit d’aborder la question de l’audition, le sujet devient encore plus sensible. Beaucoup de personnes souffrant de troubles auditifs refusent de le reconnaître, ou pire, ignorent tout simplement la situation. Pourtant, un diagnostic précoce améliore grandement la qualité de vie. Et plus vite un souci auditif est décelé, plus efficace sont les réponses. Finalement, la personne concernée retrouve plus rapidement une vie « normale ». Dans cet article, nous allons explorer les différentes approches pour vous aider à convaincre un proche de réaliser un bilan auditif, tout en respectant sa sensibilité et son rythme. Il s’agit d’une démarche subtile, alliant observation, empathie et persuasion. Nous soulignerons aussi bien sûr l’importance des audioprothésistes dans ce processus : ces professionnels de l’audition sont aussi de bon conseil pour les proches. Surtout lors de cette démarche un peu délicate.

Les symptômes qui mettent la puce à l’oreille

Le déni des troubles auditifs n’est pas rare. Ce sont souvent les proches qui décèlent les premiers signes avant-coureurs : les personnes concernées ne s’en rendent même pas compte. En effet, la perte d’audition est, dans la majorité des cas, progressive, surtout dans la presbyacousie (la surdité qui vient avec l’âge).

Voici une liste de symptômes caractéristiques devant vous alerter d’une possible perte d’audition :

  • Demander souvent de répéter : bien entendu, si votre proche demande fréquemment de répéter des phrases, c’est le signe d’une réelle difficulté à bien entendre les mots, surtout dans des environnements bruyants ou lors de conversations en groupe.
  • Monter le volume des appareils : si la télévision, la radio ou les appels téléphoniques sont systématiquement à un volume très élevé, c’est souvent parce que la personne n’entend pas bien à un niveau sonore normal.
  • Confusion dans les conversations : une mauvaise audition entraîne des malentendus fréquents ou des réponses inappropriées à des questions ou des remarques. Par exemple, la personne semble « à côté de la plaque » lors d’une conversation. Là aussi, les environnements bruyants sont problématiques.
  • Isolement social : votre proche commence à éviter les rassemblements sociaux, les activités à l’extérieur, les sorties, etc., voire les réunions familiales. L’isolement social est un des symptômes mais aussi une des conséquences de la perte d’audition.
  • Tendance à lire sur les lèvres : observer la bouche plutôt que les yeux de l’interlocuteur pour mieux le comprendre lors d’une conversation est un signe que l’audition seule ne suffit plus.
  • Fatigue auditive, colère et stress : les personnes souffrant d’une baisse d’audition doivent fournir un effort supplémentaire pour suivre les conversations, répondre à des directives, etc. À la fin de la journée, elles sont fatiguées voire irritables. Ce changement comportemental est un symptôme à ne pas négliger, que l’on mettre parfois au crédit du vieillissement, mais qui a souvent pour origine des problèmes d’audition.

Ces signes, bien que parfois subtils, sont des indicateurs essentiels d’une possible perte auditive. Cependant, ils ne suffisent pas à eux seuls pour amener quelqu’un à consulter. Les amis, et surtout la famille, sont en première ligne pour accompagner la personne vers une reconnaissance de son handicap. Ce qui nécessite une démarche pas évidente, mais facilitée par la compréhension des blocages et des enjeux liés à l’audition.

Perte de l’audition : pourquoi faut-il agir

Parmi nos patients, beaucoup doivent l’amélioration de leur ouïe à un membre de leur famille, qui a su trouver les mots pour les alerter et leur faire prendre conscience de cette perte auditive. Cependant, dans beaucoup de cas, la personne ne veut rien entendre et ce pour plusieurs raisons.

Pourquoi le déni ?

Le déni est une réaction naturelle face à de nombreuses problématiques de santé, et les troubles auditifs ne font pas exception. Beaucoup de raisons expliquent pourquoi un individu refuse d’admettre qu’il souffre de perte auditive :

  • La peur de vieillir : reconnaître une baisse d’audition revient à accepter le fait que le corps vieillit. Cette perte d’autonomie progressive est un passage difficile à accepter psychologiquement pour beaucoup de personnes.
  • La honte du handicap : la surdité est un vrai handicap dit invisible, là aussi l’acceptation est difficile et certains préfèrent fermer les yeux plutôt qu’assumer la perte d’autonomie.
  • L’ignorance de la situation : on l’a souligné, la perte auditive survient la plupart du temps de manière progressive. La personne concernée « s’adapte » sans même s’en rendre compte. Elle compense en lisant sur les lèvres ou en évitant les environnements bruyants.
  • La crainte des solutions : certains associent l’audition défaillante à l’image des prothèses auditives, qu’ils perçoivent comme encombrantes, peu efficaces ou inesthétiques. Cette vision, archaïque, freine beaucoup de personnes.

Le rôle des proches devient alors fondamental pour amorcer la prise de conscience de ce déclin auditif. Car une mauvaise audition entraîne bon nombre de soucis de santé souvent ignorés.

Les conséquences d’une mauvaise audition

Une audition dégradée ne se résume pas à une simple gêne. Elle a des répercussions multiples sur le quotidien et le bien-être psychologique. Ne pas agir face à une perte d’audition engendre divers soucis :

  • Isolement social : la perte auditive conduit souvent à un retrait progressif des interactions sociales. Ne plus entendre correctement rend les conversations difficiles et épuisantes, poussant les individus à éviter les réunions de famille, les sorties entre amis, ou même les discussions à table.
  • Impact sur la cognition : plusieurs études montrent que les troubles auditifs, lorsqu’ils ne sont pas traités, accélèrent dans certains cas le déclin cognitif. La surdité, en particulier, est souvent corrélée à une augmentation des risques de démence.
  • Risques accrus de dépression : l’isolement, le stress et la frustration que ressentent ceux qui n’entendent plus correctement engendrent des sentiments de tristesse pouvant aller jusqu’à la dépression. La perte d’audition affecte petit à petit la perception que l’individu a de lui-même, notamment en réduisant son estime personnelle.

L’impact des problèmes d’audition sur les proches

Les troubles auditifs d’une personne n’affectent pas seulement son quotidien, mais ils impactent également son entourage. La communication devient plus compliquée, entraînant des frustrations, voire des tensions, au sein du cercle familial et amical.

On les oublie souvent, pourtant les proches sont en première ligne dans la vie quotidienne d’une personne sourde.

  • Répétition constante des phrases… et de plus en plus fort : répéter plusieurs fois les phrases, dans les conversations simples du quotidien devient à la longue fatigant et frustrant. Chaque échange nécessite plus d’efforts que d’habitude ; au final, comme pour la personne concernée, amis et famille sont fatigués y compris émotionnellement. Le moral et la patience sont aussi impactés. De même, pour se faire comprendre, il faut élever la voix, ce qui donne l’impression d’un ton brusque ou autoritaire, même si ce n’est pas l’intention. Malentendus, prise de bec, colère, etc. : la dynamique naturelle et bienveillante de la communication est rompue, engendrant une frustration problématique.
  • Tensions et malentendus : la difficulté à communiquer engendre des malentendus au quotidien, parfois perçus comme un manque d’attention ou de considération. Par exemple, une personne malentendante ne répond pas à une question, ce qui est interprété comme de l’indifférence (d’où l’expression : faire la sourde oreille), alors qu’il s’agit simplement d’un problème de compréhension.
  • Volume excessif des appareils : pour compenser la perte auditive, la personne augmente petit à petit le volume des télévisions, radios ou autres appareils. À tel point que cette ambiance sonore devient inconfortable pour les autres membres du foyer. Vivre dans un environnement bruyant devient rapidement dans beaucoup de cas, source d’irritation et nuit à la tranquillité de la maison.
  • Inquiétudes pour la santé et la sécurité : laisser une personne prendre la voiture, aller se promener ou bricoler alors qu’on sait qu’elle a des soucis d’audition est source d’inquiétude, à juste titre. Cette responsabilité supplémentaire stresse les proches, qui doivent constamment veiller à la sécurité de l’être cher.
  • Réduction des activités sociales : on l’a souligné plus haut, le frein pour les activités de groupes est réel et impacte donc la famille et les amis. Se sentant « à l’écart », la personne malentendante évite ou écourte les réunions familiales, les sorties, etc. Entre frustration et sentiment de culpabilité, les proches sont aussi concernés par l’isolement social.

Ainsi, bien que la perte auditive soit perçue comme un problème individuel, elle a des répercussions collectives qui affectent la qualité de vie des proches. Avoir conscience de ces impacts est une motivation supplémentaire pour encourager la personne concernée à consulter un spécialiste.

Prendre conscience de ses soucis auditifs améliore son bien-être et soulage son entourage, et ainsi restaure une communication fluide et sereine. Un des avantages à avancer lors des discussions sur ce problème, comme nous allons le voir maintenant.

Comment faire ? Les « tactiques » pour convaincre

Dans cette démarche de prise de conscience, les proches jouent bien évidemment un rôle-clé. Ce sont eux qui remarquent les premiers signes et ils sont souvent les mieux placés pour amorcer le dialogue. La proximité affective permet d’aborder le sujet avec une certaine légitimité, tout en veillant à ne pas brusquer la personne concernée. Ce soutien est crucial pour initier une prise de décision sans que le sentiment de contrainte n’apparaisse.

Convaincre un proche d’effectuer un bilan auditif ne doit pas être perçu comme un « combat », mais plutôt comme une démarche bienveillante. Voici plusieurs stratégies pour y parvenir en douceur :

  • L’approche empathique et non-accusatoire : plutôt que de pointer du doigt les erreurs, les faiblesses, il est essentiel d’adopter une attitude compréhensive. Par exemple, vous pouvez dire : « je me suis rendu compte que tu avais du mal à entendre certaines conversations. Ça doit être frustrant pour toi, non ? ».
  • Proposer de l’accompagnement : l’idée de consulter seul un spécialiste peut être intimidant voire effrayer la personne. C’est le début de la prise en compte de son handicap, mais aussi d’un parcours de santé parfois inquiétant. Proposez à la personne de l’accompagner chez un ORL ou un audioprothésiste, afin qu’elle ne se sente pas isolée. Un tel soutien physique et moral fait toute la différence, nous en faisons l’expérience très souvent dans nos centres d’audioprothésistes.
  • Insister sur les bénéfices immédiats : expliquez que faire un simple bilan auditif ne prend que quelques minutes, mais peut radicalement changer la vie de la personne en question. Le fait de retrouver une bonne audition est quasiment une « renaissance » : pouvoir discuter avec ses petits-enfants, prendre plaisir à un concert, au cinéma, ré-entendre les bruits de la nature, etc. Porter une prothèse auditive performante, c’est reprendre pied dans le réel.
  • Montrer des témoignages positifs : parfois, ce sont les expériences des autres qui incitent au passage à l’acte. Trouvez des témoignages de personnes ayant retrouvé une meilleure qualité de vie après avoir consulté un professionnel de l’audition.
  • Utiliser l’humour avec finesse : dédramatiser est souvent un bon point de départ. Introduire une touche d’humour bien dosée détend l’atmosphère et permet d’enclencher sur une conversation plus sérieuse tout en restant léger. Vous pouvez dire, par exemple : « Peut-être qu’en entendant mieux, tu gagneras enfin à la belote ».

Enfin, il convient peut-être aussi de présenter le déroulement d’un bilan auditif, sachant que dans nos centres d’audioprothésistes ils sont avant tout gratuits.

Comment se passe un bilan auditif gratuit ?

Un bilan auditif complet est une étape simple et rapide pour évaluer la capacité à entendre correctement. Il se déroule généralement en trois phases.

Tout d’abord, l’audioprothésiste commence par un entretien pour recueillir des informations sur les antécédents médicaux, vos habitudes auditives et les symptômes de la perte auditive ressentis.

Ensuite, vient la phase de tests auditifs. Le patient est installé dans une cabine insonorisée avec un casque. La personne entend des sons de différentes fréquences et intensités dans chaque oreille, et il signale chaque perception de sons. Ce test est appelé audiogramme. D’autres tests peuvent inclure des mots ou des phrases à répéter pour évaluer la compréhension dans le bruit.

Enfin, une fois les résultats obtenus, l’audioprothésiste les explique. Si une perte auditive est détectée, il propose des solutions adaptées, comme des appareils auditifs, pour améliorer le confort de l’audition et la qualité de vie.

Nos audioprothésistes à votre écoute

Dans nos centres de Loire et Haute-Loire, l’ensemble de nos équipes est motivé par le mieux-être des personnes atteintes de troubles de l’audition, Ainsi, l’accompagnement des proches est pour nous tout à fait logique.

Une aide en amont…

Nos audioprothésistes ont été choisis pour leur empathie, leur finesse psychologique, leur volonté de proposer un parcours patient haut de gamme.

Alors, si vous éprouvez des difficultés à parler à une personne de ces problèmes auditifs, prenez rendez-vous ou téléphonez à l’audioprothésiste le plus proche.

Il saura vous donner des « astuces » suivant la situation pour amener votre proche à faire un bilan auditif et à prendre conscience de son handicap, mais aussi et surtout des solutions qui existent pour l’alléger.

… et tout au long du parcours patient

Une fois la personne convaincue d’effectuer un bilan auditif, il est essentiel de lui expliquer le rôle clé que joue un audioprothésiste. Ce professionnel de la santé auditive est un partenaire essentiel tout au long du processus :

  • L’audioprothésiste accompagne les proches : avant même que la personne ne franchisse le pas, un audioprothésiste aide les proches à mieux comprendre les enjeux de la perte auditive. Il peut également fournir des conseils, comme dit plus haut, sur la façon d’aborder le sujet avec bienveillance.
  • Le diagnostic personnalisé : lors du bilan auditif gratuit, l’audioprothésiste réalise des tests adaptés pour évaluer avec précision le niveau d’audition de la personne. Sans douleurs, sans gênes, il faut le préciser. Ce diagnostic est un premier pas vers une solution adaptée et rassurante.
  • L’installation de solutions discrètes et efficaces : contrairement aux idées reçues, les aides auditives modernes sont souvent petites, discrètes et très performantes. Ces prothèses auditives permettent de retrouver une audition proche de la normale sans que cela ne soit visible ou gênant dans le quotidien.
  • Un suivi sur mesure : au-delà du simple bilan, l’audioprothésiste assure un suivi régulier pour ajuster et optimiser l’appareil auditif en fonction des besoins spécifiques de la personne. De même, nous mettons un point d’honneur à répondre rapidement à toutes les questions, les sollicitations, les éventuels soucis… et ce gratuitement.

Au fil des décennies, nos audioprothésistes ont voulu faciliter le parcours patient (voir notre page dédiée). Ils ne se contentent pas, loin de là, de vendre des prothèses auditives. Ils créent un véritable « partenariat santé » avec le patient, un suivi personnalisé qui nous tient à cœur et dont les proches font bien évidemment partie.

Conclusion : le chemin vers une meilleure audition, une démarche collective

Convaincre un proche de faire un bilan auditif demande de la patience, de l’empathie et une approche adaptée. Dans certains cas, ce processus ne se fait pas du jour au lendemain, mais chaque étape, aussi minime soit-elle, rapproche la personne d’une meilleure qualité de vie. Les proches jouent un rôle-clé en amorçant la prise de conscience, tandis que les professionnels de l’audition offrent un soutien technique et humain indispensable. Ensemble, il est possible de surmonter les réticences et d’améliorer significativement le bien-être au quotidien.

Mon appareil auditif me gêne : que faire ?

Les nouveaux appareils auditifs sont de plus en plus efficaces et discrets. Cependant, surtout dans les premiers temps, certains patients éprouvent une gêne problématique lors du port d’aides auditives. Voyons en détails quels peuvent être les désagréments possibles et les solutions à apporter, notamment grâce à l’aide de nos audioprothésistes.

S’adapter à un nouvel appareil auditif est souvent problématique, ce qui est un comble quand ces prothèses sont censées offrir une meilleure qualité de vie. Retrouver une meilleure audition doit se faire dans des conditions optimales, c’est pourquoi nos audioprothésistes choisissent minutieusement les aides auditives selon les besoins et attentes du patient, et proposent un accompagnement personnalisé sur le long terme.

Néanmoins, il arrive que les personnes appareillées ressentent, malgré tout, des soucis voire des douleurs. Faisons le point sur ces soucis et les solutions à y apporter.

Les causes des problèmes avec les appareils auditifs

Les aides auditives sont devenues un outil indispensable pour des millions de personnes dans le monde. Ces dispositifs électroniques de plus en plus sophistiqués jouent un rôle crucial dans l’amélioration de la qualité de vie en restaurant une partie de la capacité auditive perdue, facilitant ainsi les interactions sociales et réduisant l’isolement.
Cependant, malgré les nombreux avantages, il n’est pas rare que les utilisateurs rencontrent des soucis d’inconfort ou de gêne, notamment au niveau de l’ajustement.

Une aide auditive mal placée

C’est l’une des causes les plus courantes que nous rencontrons dans nos cabinets d’audioprothésistes : le mauvais ajustement de l’appareil auditif.
Chaque oreille est unique en forme et en taille, et un appareil mal ajusté devient rapidement une source de douleur ou d’irritation. Par exemple, si un appareil auditif dit « contour d’oreille » est trop serré, il exercer une pression excessive et fait souffrir le patient. À l’inverse, la même prothèse trop lâche se déplace constamment, créant une sensation d’instabilité et un frottement à la longue douloureux, source au quotidien d’irritations. De plus, ce problème d’ajustement des contours d’oreille augmente le risque de perte ou de dommages à l’audioprothèse. Enfin, un mauvais ajustement nuit à l’efficacité de l’appareil, entraînant des distorsions sonores ou une amplification insuffisante. Des soucis d’audition dont nous reparlerons plus bas.À noter : lors des premiers temps du port de prothèses, qu’elles soient intra-auriculaires ou contour d’oreille, il est normal d’être indisposé par cette nouveauté. Les terminaisons de la peau de l’oreille, du pavillon et du conduit auditif « alarment » le porteur des pressions des appareils. Ces sensations désagréables disparaissent finalement petit à petit, le temps de s’habituer à la prothèse. C’est donc surtout si la douleur persiste qu’il faut consulter un audioprothésiste.

Des réactions cutanées problématiques

Les réactions cutanées constituent une autre source fréquente de soucis engendrés par les appareils auditifs et découlent de deux phénomènes différents.
Rares allergies aux matériaux
Les appareils auditifs modernes sont fabriqués avec les matériaux les moins allergènes possibles. Les cas d’allergies sont donc très rares, mais le port d’aides auditives est susceptible de provoquer des irritations de la peau, des rougeurs ou même des éruptions cutanées pour les personnes sensibles.
Un souci d’hygiène de l’oreille et de nettoyage de l’appareil auditif
Le port d’un appareil auditif implique une gestion quotidienne de la propreté de l’appareil et de l’oreille. Cet organe, encore plus avec un appareil auditif (qu’il soit intra-auriculaire ou contour d’oreille), accumule sueur et poussières. À la longue, ce « cocktail » est cause de rougeurs et d’irritation.

Sensibilité auditive, bruits amplifiés, autophonie et Larsen

Paradoxalement, les aides auditives peuvent entraîner des soucis d’audition plus ou moins importants, surtout dans les premiers temps ou lors du changement d’appareil.
Ce type de désagréments est normal : la liaison oreille-cerveau a été perturbée depuis des années. L’aide corrective des prothèses doit être petit à petit assimilée par le cerveau. Durant ce laps de temps, il n’est pas anormal de souffrir d’autophonie (le son de notre voix est amplifié), d’échos, de résonance, d’acouphènes, de sensibilité accrue aux bruits graves ou aigus. Là aussi, ces troubles auditifs disparaissent en peu de temps.

À noter : ce renouveau des échanges avec le cerveau est, rarement il est vrai, la source de migraines et de vertiges. Si ces soucis persistent, il faut prendre rendez-vous rapidement avec votre audioprothésiste pour ajuster l’appareil auditif.

Les Larsen : de plus en plus rares
Les aides auditives modernes arrivent à faire disparaître pratiquement à 100 % les perturbations possibles entre le microphone et l’amplificateur. Cette rétroaction acoustique, dite aussi Larsen, est donc de plus en plus rare.

Les mauvais réglages des appareils

Les fabricants d’appareils auditifs intègrent de plus en plus de fonctionnalités à leurs produits : Bluetooth, pilotages à l’aide d’applications smartphone, intelligence artificielle, etc.
Sur certaines prothèses, la prise en main est plus ou moins facilitée. Or, un mauvais réglage entraîne bien sûr des soucis. Volume trop fort ou trop faible, bruits parasites, etc : des soucis impactant le quotidien et souvent à l’origine d’un rejet des prothèses.

Autres problèmes possibles
Outre les désagréments mentionnés ci-dessus, d’autres facteurs contribuent à installer la gêne avec un appareil auditif. On peut citer les infections de l’oreille, l’accumulation de cérumen, ou encore l’utilisation prolongée de l’appareil sans pause, ce qui exacerbe l’inconfort. Il est important de surveiller ces aspects et de prendre des mesures préventives pour éviter des complications.
De même, lors du nettoyage des oreilles, de bains, et autre activité nautique, il est indispensable de bien sécher l’intérieur des conduits. Sinon, une possible inflammation est susceptible de s’installer. Ce conseil doit aussi être suivi par les personnes n’étant pas appareillées.

Les solutions pour réduire les gênes

L’ajustement de son aide auditive : le nerf de la guerre
Dans la majorité des cas, les gênes physiques ou sonores sont dues à une mauvaise manipulation des appareils auditifs. Le confort de port est vraiment essentiel, c’est pourquoi nos audioprothésistes passent beaucoup de temps à expliquer les bons gestes. Mais surtout en amont, à mettre en œuvre différentes stratégies pour amoindrir ces soucis :

Le choix du bon appareil
L’audioprothésiste fait un vrai travail en amont dans le choix de l’aide auditive. Intra-auriculaire ou contour d’oreille, elle doit répondre aux besoins du patient en termes d’aide à l’audition, mais aussi de dextérité manuelle, véritable pierre d’angle pour une bonne manipulation des appareils.
De même, les nouvelles technologies développées par les constructeurs d’appareils aident à éviter des soucis, le réglage par Bluetooth par exemple permet de trouver une solution rapide et facile lors de soucis au niveau du volume et de la perception de l’environnement sonore.

L’exception Wernert : notre groupe d’audioprothésistes est indépendant.
Nous ne sommes affiliés à aucune marque d’aides auditives. Nous choisirons le modèle d’appareil adéquat en fonction de vos besoins en termes de santé de l’audition, de vos envies esthétiques, et qui assure une manipulation facilitée. Notre credo : ce n’est pas au patient de s’adapter à sa prothèse mais bien aux appareils auditifs de s’adapter au patient et à sa perte auditive.

Un embout réellement à votre taille
L’embout sera réalisé sur-mesure pour garantir un bon ajustement. De même, sur le long terme, il sera éventuellement changé : les dimensions et la forme du conduit de l’oreille varient, en particulier chez les jeunes et les personnes âgées.

Un accompagnement sur mesure
Conscients que les premiers temps sont souvent problématiques, nous assurons à chaque patient une formation et un suivi de qualité. De nombreux rendez-vous seront pris pour parfaire votre adaptation à l’appareil, vous apprendre les manipulations, affiner les réglages, etc. pour que le temps de familiarisation soit le plus court possible.

Optimiser l’entretien de vos aides auditives

Un entretien régulier est essentiel pour prolonger la durée de vie de votre appareil auditif et garantir son bon fonctionnement, tout en évitant la plupart des problèmes de port. Nettoyer quotidiennement votre appareil permet d’éviter l’accumulation de cérumen et de poussière, qui pourrait causer des irritations ou altérer la qualité sonore.

Techniques de nettoyage
Il existe plusieurs outils spécialement conçus pour l’entretien des appareils auditifs, comme des brosses de nettoyage, des soufflets d’air pour éliminer les particules, et des lingettes désinfectantes. Il est également conseillé de stocker l’appareil dans un endroit sec et frais lorsqu’il n’est pas utilisé, pour éviter les dommages causés par l’humidité.
Et là aussi vous pouvez compter sur l’accompagnement et la disponibilité de nos équipes pour apprendre rapidement les bons gestes.

Un suivi régulier pour anticiper les désagréments et y répondre

Nous avons pensé notre parcours patient pour éviter le plus possible les inconvénients des appareils auditifs et assurer une gestion au cas par cas. En choisissant nos centres d’audioprothésistes, vous profiterez d’un suivi rare sur le marché des aides auditives et de nombreux rendez-vous seront pris pour ajuster les réglages, identifier les gênes, répondre à vos questions, vous familiariser avec votre appareil, etc. Votre prothèse doit vous faciliter la vie et non pas vous imposer des contraintes problématiques. Comptez sur nous pour soigner votre déficience auditive dans les meilleures conditions possibles.

Un souci ? Les audioprothésistes Wernert toujours à votre disposition

Même si vous avez été appareillé chez nos concurrents, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec un de nos audioprothésistes. Vous profiterez de notre parcours patient personnalisé, soigneusement élaboré au fil des années, qui met le patient au cœur de notre travail : écoute, conseils, adaptabilité, empathie, disponibilité, etc. Nous serons de précieux partenaires de votre santé auditive, et ce pour de nombreuses années.

Prendre soin de son audition : prévenir avant tout

Si une grande partie de la baisse de l’audition est évidemment due à l’âge (la presbyacousie à partir de 50-60 ans), bon nombre de problèmes auditifs proviennent d’une hygiène de vie ou de pratiques problématiques. En tant que spécialistes des prothèses et protections auditives, il est de notre devoir d’alerter la population sur certains dangers pouvant déboucher sur une perte de l’audition précoce et irréversible. Voici quelques conseils et gestes « santé auditive » à appliquer dans votre quotidien et celui de vos enfants.

On trouve en France, dans les médias et les publicités, bon nombre d’informations au sujet des « bons gestes santé », de l’hygiène dentaire en particulier. Malheureusement, et malgré les efforts des professionnels de l’audition, la communication sur les bonnes pratiques à adopter pour sa santé auditive semble moins… audible.
Or, et nous le constatons tous les jours dans nos centres d’audioprothésistes, beaucoup de nos patients auraient pu conserver plus longtemps une meilleure audition. Notamment en suivant les conseils ci-dessous et en évitant certaines conduites à risques.

Le fonctionnement de l’ouïe et la fragilité de l’oreille

Avant d’entrer dans le vif du sujet, rappelons rapidement comment fonctionne l’appareil auditif et pourquoi cet organe est fragile.

L’ouïe : un sens complexe et délicat
L’audition repose sur une série de mécanismes complexes. Pour faire simple, le processus commence dès que les ondes sonores pénètrent dans l’oreille externe. Elles y sont canalisées par le conduit auditif et font vibrer le tympan. Ces vibrations sont ensuite transmises à l’oreille moyenne via une chaîne de petits os appelés les osselets (marteau, enclume et étrier). L’oreille interne, et plus spécifiquement la cochlée, convertit ces vibrations mécaniques en signaux électriques grâce à des cellules ciliées spécialisées. Ces signaux sont ensuite envoyés au cerveau via le nerf auditif, où ils sont interprétés comme des sons.

La fragilité de l’appareil auditif

En fait, la structure de l’oreille, en particulier sa partie interne, est bien plus complexe et c’est bien cette ingénieuse architecture qui en fait la fragilité. Les cellules ciliées sont essentielles à la conversion des sons. Or, si elles sont extrêmement sensibles, elles ne se régénèrent pas lorsqu’elles sont endommagées. Les expositions prolongées à des niveaux sonores élevés, des infections ou des traumatismes physiques provoquent des dommages irréversibles, entraînant une perte auditive partielle voire une surdité totale.
Il est donc crucial de protéger ses oreilles contre les agressions sonores et de maintenir une hygiène auditive rigoureuse pour préserver ce sens vital.
Voilà nos conseils pour protéger vos oreilles et préserver votre audition.

Protection contre le bruit : y penser dès le plus jeune âge

Les niveaux sonores élevés sont ainsi les premiers responsables de dommages. Les études montrent qu’au-delà du seuil de 85 dB, il y a un réel danger. Pourtant, ce seuil est souvent franchi.

Bruits violents

Bien entendu, on pense tout d’abord aux bruits dits « impulsionnels » : des sons très élevés et souvent courts comme les explosions, le klaxon, les coups de feu (chasse), etc. Les ondes sonores agressives endommagent les cellules de l’oreille interne et, dans les cas extrêmes, peuvent provoquer une surdité totale.

Les solutions : il est bien impossible de prévoir des accidents de ce genre. Par contre les personnes travaillant à proximité de ce genre de sons (carrière pour les explosions, engins bruyants, amateurs de chasse) doivent utiliser un casque anti-bruit professionnels et efficaces.

Si vous constatez, après une agression sonore, les phénomènes suivants : acouphènes permanents ou passagers (bourdonnements, sifflements), hyperacousie (sensibilité accrue aux sons), douleurs, oreille bouchée ou surdité, il faut impérativement se rendre aux urgences, consulter immédiatement un ORL ou venir dans un de nos centres pour les premières constatations.

Bruits environnementaux

Plus pernicieux, les bruits de fond, ou continus, à des niveaux sonores qui ne semblent pas, au premier abord, dérangeants impactent l’appareil auditif, et parfticulièrement les cellules ciliées. Bruits de travaux, de passage de véhicules, environnement de travail bruyant comme le bruit d’ordinateurs, tondeuse à gazon, etc. : toutes ses nuisances sonores entraînent à moyen et long termes des troubles de l’audition.

Ainsi, on en parle moins, les crèches, cours de récréation, gymnases ou cantines sont des endroits où l’isolation phonique est souvent négligée.
Autre exemple : un simple sèche-cheveux peut exposer à un niveau de 90 dB.

Solutions : en entreprise, proposer des formations sur le bruit ; au travail ou pour les loisirs, utiliser des protections auditives (bouchons d’oreille sur mesure, casques anti-bruits), se prémunir en s’éloignant du bruit à des intervalles répétés dans une zone calme ; des pauses de 10 minutes toutes les 45 mn ou d’une demi-heure toutes les deux heures sont préconisées, y compris lors des festivals de musique (voir plus bas).

Bruits récréatifs
L’écoute de la musique à un niveau sonore élevé est aussi un souci dans les festivals, les concerts, les bars ou les boîtes de nuit. De même, le port d’un casque stéréo devient la norme, surtout chez les jeunes, et une mauvaise utilisation fragilise les oreilles. À ce sujet, les études scientifiques sur l’audition montrent qu’il vaut mieux utiliser des casques plutôt que des écouteurs intra-auriculaires.

Solutions : en concert ou en festival, les organisateurs doivent proposer des protections auditives individuelles (bouchons d’oreille) et réserver des zones de repos pour des pauses bienvenues. Les casques anti-bruits sont indispensables pour les jeunes enfants. Les professionnels ou amateurs jouant de la musique s’orienteront vers des bouchons d’oreilles sur-mesure.
Pour les enfants ou adolescents : l’Assurance maladie préconise de réduire l’écoute aux casques audio à une heure par jour et à la moitié de la puissance du casque. Il faut aussi éviter de s’endormir avec un casque ou des écouteurs en fonctionnement sur les oreilles.

Des règles souvent difficiles à imposer avec les ados. Pourtant, la gestion de la durée d’écoute est indispensable, elle doit faire partie de l’éducation des enfants à l’hygiène des oreilles. Il faut leur faire comprendre que leur audition future est en jeu.

À savoir : dans nos centres d’audioprothésistes, nous sommes formés à intervenir auprès du jeune public, n’hésitez pas à faire appel à nous, et prendre rendez-vous pour un contrôle gratuit de l’audition. Ce sera l’occasion de vous épauler sur le volet éducatif de la santé auditive, avec bienveillance et écoute. Souvent, le poids des arguments de professionnels aide à une réelle prise de conscience des jeunes.

Hygiène de l’oreille : les bons gestes

En parallèle à une réelle protection et prévention des bruits, le nettoyage est bien sûr indispensable pour préserver son audition.
Nous avons d’ailleurs déjà consacré une page de notre site internet à l’hygiène de l’oreille : cliquez ici.
Pour résumer, quelques points à retenir :

• Le plus simple et efficace est de se nettoyer délicatement les oreilles sous la douche pour éliminer en douceur saletés, sébum et cérumen. Un peu de savon, une eau tiède avec le pommeau de la douche et c’est tout. Un bon séchage, pourquoi pas avec un mouchoir en papier, est nécessaire ; en effet, l’eau peut entraîner des otites.
• Une autre option est d’utiliser un cure-oreille, que l’on trouve en pharmacies ou même dans la zone « hygiène-beauté » des supermarchés. Il permet de retirer le cérumen sans l’enfoncer. Le geste rebute certaines personnes mais, en faisant attention à ne pas enfoncer l’outil, devient facile au fil des jours.

• Évitez les cotons-tiges ! C’est une information qu’il faut absolument partager. Les coton-tiges ne sont pas seulement inefficaces, ils sont aussi dangereux. D’une part, ils enfoncent le cérumen à l’intérieur du conduit auditif et donc favorisent la formation d’obstacles et d’autre part, ils peuvent aussi provoquer de graves blessures aux tympans.

Et encore une fois, si vous vous posez des questions sur le nettoyage de l’oreille et du conduit auditif, n’hésitez pas à nous appeler.

Pourquoi éviter les bouchons de cérumen dans les oreilles ?
L’obstruction du conduit auditif est problématique, elle est le fait :
• D’une accumulation de cérumen. Le cérumen désigne les sécrétions naturelles du conduit auditif, elles participent à son nettoyage, sa lubrification et ont un rôle antibactérien et antifongique. L’accumulation peut survenir de manière naturelle mais aussi lors du port d’appareils auditifs.
• D’un bouchon formé par des peaux mortes lorsque la personne est atteinte d’eczéma.
• De la présence d’une otite et du liquide sécrété.
• De la présence d’un corps étranger.

La personne souffrant d’une obstruction de conduit ressent une perte de l’audition anormale, la sensation d’oreille bouchée, des acouphènes, des vertiges, de la toux, voire des irritations ou des douleurs.
Si un ou des symptômes apparaissent, un rendez-vous chez un ORL ou un médecin est indispensable. Vous pouvez aussi nous consulter pour vérifier que les soucis viennent bien d’un bouchon d’oreille, mais les audioprothésistes ne peuvent pas procéder à son retrait.

Bilan auditif : un rendez-vous au moins une fois par an

La santé auditive repose sur la prévention. C’est pourquoi il est indispensable de réaliser un bilan auditif par an.
Nos centres d’audioprothésistes Wernert proposent en Haute-Loire des tests d’audition gratuits pour tous les âges.

Comment se passe un bilan auditif

Lors du rendez-vous, notre audioprothésiste vous pose d’abord des questions d’ordre général sur votre santé, votre historique médical, etc., avant d’évoquer les éventuels soucis d’audition : perte auditive, gêne ou douleurs au niveau des oreilles, acouphènes, etc. Et d’aborder votre environnement sonore.
Ensuite, il procède à une otoscopie : il regarde les conduits de vos oreilles (à l’aide d’un otoscope) pour déceler un éventuel bouchon, un souci au niveau du tympan, une inflammation, etc.
Suivant le cas, l’audioprothésiste réalise des tests sonores pour évaluer votre audition, votre capacité à entendre et comprendre divers sons.
S’il décèle un souci, il peut :
• vous orienter vers un ORL pour un diagnostic auditif médical, si vous avez une perte avérée de l’audition ou des problèmes comme un bouchon d’oreille, une otite, etc.,
• vous proposer une protection dont des bouchons d’oreille sur-mesure,
• suivant les besoins et après les conclusions de l’ORL, il saura vous aider à choisir l’appareil auditif le plus efficace pour améliorer votre audition et vous accompagner dans sa prise en main.

Que vous ayez des soucis d’audition ou pas, n’hésitez pas à prendre rendez-vous dans un de nos centres d’audioprothésistes pour un bilan gratuit : plus tôt nous décèlerons un souci, plus tôt nous trouverons des solutions adaptées pour vous aider à améliorer votre audition et éviter une dégradation éventuelle.

Comprendre la différence entre perte auditive conductive et perte auditive sensorielle

La perte de l’audition est un problème de santé complexe qui affecte profondément la qualité de vie de ceux qui en souffrent.
Les problèmes d’ouïe, qui touchent des millions de personnes dans le monde, ont des répercussions importantes sur la communication, les relations sociales, et même la santé mentale. Il est donc essentiel de comprendre les différents types de perte auditive pour mieux les appréhender et les traiter efficacement. Il existe plusieurs types de perte auditive, mais les deux catégories principales sont la perte auditive conductive et la perte sensorielle.

Nous allons nous pencher sur ces deux formes de problématique liées à l’audition en expliquant leurs mécanismes, leurs causes, leurs symptômes et les options de traitement disponibles.

Présentation générale de la perte auditive

La perte auditive résulte de problèmes dans différentes parties de l’oreille, que ce soit l’oreille externe, moyenne ou interne. Chaque partie de cet organe joue un rôle crucial dans la transmission et l’interprétation des sons. Les problèmes dans ces zones sont causés par :

  • des facteurs externes, comme les infections, les bruits, etc.
  • des problèmes internes, comme les dommages aux cellules ciliées de l’oreille interne ou au nerf auditif.

La gravité de la perte auditive varie, allant d’une légère difficulté à entendre les sons faibles à une surdité totale.

Importance de différencier les types de perte auditive

Différencier la perte auditive conductive de la perte sensorielle est crucial pour déterminer le traitement adéquat. Chaque type a ses propres causes, symptômes et méthodes de traitement. Une compréhension précise de ces distinctions permet aux professionnels de la santé auditive de fournir des soins personnalisés et d’optimiser les résultats pour les patients. De plus, cette différenciation aide à prévenir une détérioration supplémentaire de l’ouïe en mettant en œuvre des mesures de protection appropriées.

Du côté du patient, il est toujours bon de « mettre un nom » sur un souci de santé. Connaître plus précisément les raisons de la baisse de l’audition est la base d’échanges plus efficaces avec le personnel de santé et les audioprothésistes en particulier.

La perte auditive conductive

Définition et mécanismes

La perte auditive conductive se produit lorsque les sons ne peuvent pas passer de l’oreille externe à l’oreille moyenne et interne. Les ondes sonores sont empêchées de pénétrer correctement jusqu’aux structures internes de l’oreille, lieu où elles peuvent être interprétées par le cerveau. Les sons sont donc perçus comme étant plus faibles et moins clairs. Ce type de perte auditive est souvent temporaire et généralement traitable, selon la cause sous-jacente.

Les causes de la perte auditive conductive

Les causes de la perte auditive conductive sont variées. Elles incluent des obstructions dans le conduit auditif, comme la présence de cérumen en excès, ainsi que des infections et autres affections de l’oreille moyenne.

Obstructions et malformations du conduit auditif

Les obstructions peuvent être causées par une accumulation de cérumen, des corps étrangers, ou des tumeurs bénignes dans le conduit auditif. Ces obstructions empêchent les ondes sonores de passer correctement, réduisant ainsi la qualité de l’audition. Le retrait de ces obstructions par un professionnel de la santé assure le plus souvent un retour à une audition normale.

Certaines personnes naissent avec des anomalies structurelles de l’oreille externe ou moyenne. L’otosclérose, elle, est une croissance anormale de l’os dans l’oreille moyenne, empêchant les osselets (petits os de l’oreille) de vibrer normalement.

Infections et autres affections de l’oreille moyenne

Les infections de l’oreille moyenne, comme l’otite, entraînent souvent une accumulation de liquide derrière le tympan, ce qui interfère avec la transmission du son. D’autres soucis, comme l’otosclérose, qui implique une croissance anormale de l’os dans l’oreille moyenne, causent également une perte auditive conductive. La prise de médicaments ou des interventions chirurgicales permettent le retour à une audition plus efficace.

Symptômes principaux

Les symptômes de la perte auditive conductive incluent une diminution de l’intensité des sons, une sensation d’oreille bouchée et/ou des douleurs ou infections récurrentes de l’oreille.

Les environnements bruyants (foule, travail, concert, etc.) impactent fortement l’audition.
Les personnes atteintes remarquent également une amélioration lorsqu’elles augmentent le volume sonore. La perte auditive conductive peut aussi être accompagnée de vertiges ou de déséquilibres.

Diagnostic et de traitement de la perte auditive conductive

Le diagnostic de la perte auditive conductive implique généralement un examen médical complet, y compris une otoscopie (examen du conduit auditif et du tympan) et des tests auditifs. Dans certains cas, des imageries médicales peuvent être nécessaires pour identifier des anomalies structurelles.

Les traitements varient en fonction de la cause sous-jacente et vont de l’extraction de cérumen ou de corps étrangers, à la prise d’antibiotiques pour traiter les infections, voire à des interventions chirurgicales pour corriger des malformations ou des problèmes tels que l’otosclérose.

Les prothèses auditives sont un réel atout pour amplifier le son et atténuer les bruits environnants.

La perte auditive sensorielle

Définition et mécanismes

La perte auditive sensorielle, également connue sous le nom de perte auditive neurosensorielle, se produit lorsque les structures internes de l’oreille ou le nerf auditif sont endommagés.

Cette perte auditive est généralement permanente et résulte souvent de dommages aux cellules ciliées de l’oreille interne ou au nerf auditif lui-même. Ces cellules et nerfs sont responsables de la transmission des signaux sonores au cerveau ; si un problème existe, les sons ne sont pas correctement interprétés.

Les causes de la perte auditive sensorielle

Les causes de la perte auditive sensorielle incluent des facteurs environnementaux, des expositions sonores prolongées, ainsi que des conditions de santé et des impacts génétiques.

Facteurs environnementaux et expositions sonores

L’exposition prolongée à des bruits forts, tels que la musique à haut volume ou les bruits industriels, endommage les cellules ciliées de l’oreille interne. Ce type de dommage est souvent irréversible et peut être évité par l’utilisation de protections auditives appropriées.

Conditions de santé et impacts génétiques

Certains soucis de santé, comme la méningite, peuvent endommager l’oreille interne ou le nerf auditif. Des facteurs génétiques jouent aussi un rôle dans la perte auditive sensorielle congénitale ou progressive. Des mutations spécifiques affectent le développement et la fonction des cellules de l’oreille interne. Elles sont souvent présentes dès la naissance mais peuvent aussi apparaître progressivement au fil du temps.

Maladies et infections

Méningite et maladie de Ménière sont deux maladies qui, dans certains cas, provoquent une perte auditive sensorielle. C’est aussi le cas d’infections virales endommageant l’oreille interne.

Vieillissement, prise de médicaments et accidents

La détérioration progressive des cellules ciliées de l’oreille interne avec l’âge engendre la presbyacousie. De même, le vieillissement des cellules de certaines cellules du cerveau spécialisées dans l’audition dégrade l’écoute.

Cette perte d’audition particulière intervient aussi dans le cadre de la prise de médicaments ayant des effets secondaires nocifs.

Enfin, oreille interne et nerf auditif sont souvent impactés par un accident provoquant un traumatisme crânien.

Si les causes sont multiples, les symptômes, eux, se différencient assez bien de la perte de l’audition conductive.

Symptômes principaux

Les symptômes de la perte auditive sensorielle entraînent une diminution de la capacité à entendre les sons aigus, une difficulté à suivre les conversations dans des environnements bruyants, et des acouphènes (bourdonnements ou sifflements dans les oreilles). Les sons peuvent également être perçus de manière distordue. Dans certains cas, une perte auditive soudaine peut survenir, nécessitant une attention médicale immédiate.

Diagnostic et traitements

Le diagnostic de soucis d’audition d’origine sensorielle doit être effectué par un professionnel qui procède à des tests auditifs complets et des examens physiques.

Une fois le diagnostic posé, la prise en charge dépend de l’origine du problème.
Des traitements médicaux sont proposés contre les infections bactériennes et/ou virales.

La perte auditive sensorielle est souvent irréversible.

Utiliser des prothèses auditives, ou des implants cochléaires, est un atout indéniable pour retrouver une audition confortable. Les dispositifs électroniques, implantés chirurgicalement, stimulent le nerf auditif directement. Les appareils auditifs agissent pour compenser les soucis d’écoute et filtrer les bruits handicapants.

Enfin, une aide précieuse pour faire face à ce handicap est apportée par des thérapies de réadaptation auditive. Elles incluent des exercices pour améliorer la reconnaissance des sons et des techniques pour optimiser la lecture labiale et la compréhension dans des environnements bruyants.

Perte auditive : l’importance d’un diagnostic précoce

L’expérience des audioprothésistes du groupe Wernert est catégorique : tout souci d’audition doit être analysé dès l’apparition de gênes, de baisse de l’écoute, de fatigue après un temps dans un environnement bruyant, etc. Plus le problème est identifié rapidement, meilleure sera la prise en charge. Malheureusement, il se passe souvent une dizaine d’années entre l’apparition de symptômes et l’application d’un traitement et d’appareils auditifs.

C’est pourquoi nos centres spécialisés dans l’audition, situés dans la Loire et la Haute-Loire, proposent un dépistage auditif gratuit.

Une fois la batterie de tests auditifs effectuée, nos spécialistes, si besoin est, vous orienteront vers un médecin ORL. Notre implantation locale depuis des années nous permet d’identifier les meilleurs professionnels du secteur.

Une fois le diagnostic posé, si vous avez besoin d’une aide ou d’une protection auditive, vous bénéficierez là aussi du professionnalisme et de l’expérience de nos audioprothésistes. Le groupe Wernert est indépendant : nous ne sommes pas affiliés à une marque, ce qui nous permet de vous proposer des appareils auditifs réellement calibrés pour vos soucis de surdité.

Notre veille technologique permanente est un atout pour choisir les appareils les plus performants : contours d’oreille, solutions intra-auriculaires, bouchons d’oreille anti-bruit sur mesure, etc.

Conscient du handicap qu’entraînent surdité et pertes auditives, nous avons créé un parcours patient personnalisé et efficace. Notre accompagnement haut de gamme est reconnu par nos clients :

  • bilan auditif complet,
  • conseils personnalisés et efficaces suivant vos besoins, votre âge, votre morphologie, vos envies, etc.
  • essai gratuit des appareils auditifs sans engagement,
  • validation de leur adéquation avec vos soucis d’audition,
  • prise en charge et accompagnement pour réduire le temps d’adaptation,
  • aide pour la prise en charge du coût des prothèses : remboursement par la Sécurité sociale, votre Mutuelle, aide financière supplémentaire. Nos audioprothésistes vous fourniront un devis détaillé pour connaître à l’avance le reste à charge.
  • rendez-vous de contrôle, de mesures, de réglages, etc.
  • et surtout un suivi et une disponibilité reconnus pour vous accompagner aussi souvent que nécessaire et sans surcoût.

En résumé, les avancées technologiques et les nouvelles méthodes de traitement offrent aujourd’hui une multitude d’options pour compenser la perte auditive, conductive ou neurosensorielle, et améliorer la qualité de vie des patients.

Comprendre l’origine et les causes des soucis d’audition, profiter d’un accompagnement personnalisé, porter des aides auditives de qualité, retrouver une qualité de vie perdue et… le sourire. Voilà ce que proposent les audioprothésistes du groupe Wernert !

Alors n’attendez plus et, quels que soient votre problème d’audition et votre besoin, profitez de notre expérience dans les problèmes auditifs en faisant rapidement un test auditif gratuit dans un de nos centres.